FÉDÉRATION - Le tennis malgache cherche un président bâtisseur

Le président de la FMT, Naina Rakotomaniraka (en vert), lors d’une remise de trophée à Ilafy en 2024.

Le mandat du président en exercice de la Fédération malgache de tennis (FMT) prend fin au mois de février. Contacté par téléphone, Naina Zandina Rakotomaniraka, président en exercice, indique qu’il n’envisage pas de se représenter, « à 90 % ». Sauf revirement de dernière minute, cette position laisse le champ libre aux prétendants à sa succession.

À l’approche du scrutin, des figures emblématiques du tennis malgache dessinent les contours du profil idéal pour diriger une fédération confrontée à des défis structurels, financiers et sportifs majeurs.

Pour Dally Randriantefy, ancienne joueuse professionnelle classée 44e mondiale, le futur président devra avant tout être «un médiateur et un diplomate-né», capable de dialoguer avec les décideurs politiques et économiques afin d’ouvrir les portes du sponsoring. « Le président doit être une personnalité qui travaille de manière désintéressée, avec le sens de l’équité et de la justice, profondément guidée par l’honneur et animée par l’amour du tennis ainsi que par la volonté inébranlable de le voir prospérer », confie Dally Randriantefy.

Vision à long terme

Elle insiste sur la nécessité d’un dirigeant connaissant parfaitement le monde du tennis et capable de s’entourer de personnes animées par le savoir-faire et l’intérêt général. « À cette place, je rêve d’un leader du sport et non d’un simple président de fédération », ajoute-t-elle, tout en appelant à des élections transparentes, débarrassées de toute forme de corruption.

Ancien président de la FMT, Serge Ramiandrasoa met l’accent sur la crédibilité du futur dirigeant. « Le profil idéal, c’est avant tout un fervent connaisseur de la discipline, crédible auprès des ligues, des clubs, des parents, des joueurs, mais aussi des sociétés susceptibles de devenir partenaires et sponsors », souligne-t-il.

Pour Serge Ramiandrasoa, la reconnaissance internationale est tout aussi stratégique. « Les performances sportives ne se gagnent pas uniquement sur les courts, mais aussi en sachant tisser de bonnes relations de travail avec les responsables du tennis mondial », rappelle-t-il.

Dina Razafimahatratra, le plus haut gradé d’entraîneur de tennis à Madagascar et ancien DTN, insiste sur l’aspect opérationnel et fédérateur de la fonction. « Le président doit s’entourer d’une équipe capable d’honorer un calendrier national intéressant, de maintenir les tournois du circuit mondial junior et du circuit africain U14, et d’organiser un championnat national annuel », explique-t-il.

Selon lui, le futur président devra également mobiliser des personnes ressources à l’international afin de favoriser des formations d’entraîneurs ou l’organisation d’événements continentaux à Madagascar. « Il devra aussi être un fédérateur, ouvert au dialogue avec les ligues régionales et avec les parents des joueurs, principaux sponsors des jeunes internationaux », conclut-il.

Donné Raherinjatovo

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