Le risque de propagation de l’épidémie s’intensifie. Le ministère de la Santé fait désormais face à une autre problématique : des cas d’évasion ont été signalés dans des centres de traitement de Boeny.
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| Des professionnels de santé s’occupant d’un malade de la Mpox dans un hôpital. |
Dans la Boeny, l’inquiétude monte. Des patients se sont évadés d’un centre de traitement. « Deux patients ont réussi à fuir avant d’être rapidement retrouvés. Une autre évasion a également été signalée dans la région », a rapporté hier une source auprès du ministère de la Santé publique. Des raisons familiales auraient motivé ces fugues. « Il s’agit notamment de pères de famille. En restant enfermés pendant vingt-et-un jours au centre, leurs familles risquent de se retrouver sans ressources», précise la source.
Face à ces disparitions, des avis de recherche auraient été lancés afin de retrouver au plus vite les fugitifs. « Leur disparition est extrêmement dangereuse. Ils risquent de propager la maladie à toute personne entrant en contact avec eux », alerte la même source.
Ils ne sont cependant pas les seuls à faire l’objet de recherches. Des investigations ont également été menées autour des nouveaux cas, indique le Pr Mamy Randria, Incident Manager au sein du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP).
Les nouveaux cas notifiés et confirmés continuent d’augmenter. À la date du 15 janvier, 24 nouveaux cas suspects et 34 cas confirmés parmi les anciens cas ont été enregistrés, dont 30 à Mahajanga, 2 à Antananarivo, 1 à Fianarantsoa et 1 à Mahatsinjo, selon le COUSP national.
Principal foyer
Au total, 290 cas ont été notifiés dans le pays, comprenant 212 cas suspects et 78 cas confirmés. La région de Boeny reste le principal foyer, avec 61 cas confirmés, suivie d’Analamanga (8 cas) et de Vakinankaratra (5 cas). Les régions de Sofia, Melaky, Matsiatra Ambony et Betsiboka enregistrent chacune un cas confirmé.
Par ailleurs, 21 nouveaux prélèvements ont été effectués sur des cas suspects à Mahajanga, Antsohihy, Antsirabe, Antananarivo-ville, Fianarantsoa, Port-Bergé, Morondava et Antanifotsy.
Le Mpox se transmet principalement par contact étroit avec des personnes infectées, via les lésions cutanées ou les rapports sexuels. Pour freiner la propagation, le Pr Mamy Randria, responsable des incidents au COUSP, rappelle l’importance du respect des gestes barrières. « Se laver fréquemment les mains avec du savon, éviter tout contact avec des personnes malades ou suspectées d’être infectées, et faire particulièrement attention aux transmissions sexuelles, qui représentent un risque important. En cas de symptômes pouvant indiquer une infection par le Mpox, il faut se rendre rapidement dans un centre de santé de base (CSB) ou dans un centre de traitement et d’isolement », conseille-t-il.
Miangaly Ralitera
