L’une des priorités du président de la Refondation de la République de Madagascar, colonel Michael Randrianirina, et du gouvernement est de résoudre ce problème d’eau au plus vite. Des efforts ont été déployés et des infrastructures ont déjà été mises en place.
![]() |
| La ministre a procédé à la remise du forage avec unité de traitement d’eau, dans le Fokontany de Manjarisoa. |
Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, a ainsi procédé à la remise officielle de treize forages d’eau avec unité de traitement dans la région Boeny, le 29 décembre.
La cérémonie d’inauguration de ces infrastructures s’est déroulée dans le fokontany de Manjarisoa, l’un des principaux bénéficiaires du projet d’appui à l’adduction en eau potable (PAAEP).
Les neuf forages avec unité de traitement sont installés dans neuf fokontany de Mahajanga, dont Manjarisoa, Mangarivotra, Tsaramandroso, Tsararano Ambony, Tsararano Ambany et Ambohimadamina. Les quatre autres stations d’eau sont installées dans la commune d’Ambondromamy, district d’Ambato-Boeny.
Au total, vingt-mille cent habitants jouissent de ces nouvelles installations dans toute la région Boeny. Mais la majorité des habitants de la région Boeny restent encore confrontés à des problèmes d’accès à l’eau potable.
« Les habitants du fokontany de Manjarisoa sont privés d’eau depuis des décennies. Une solution pérenne et rapide est indispensable pour résoudre cette pénurie. Les promesses vaines sont inutiles. Nous sommes tout de même reconnaissants au projet », a déclaré le chef fokontany, Christophe Rakotoarivony.
« Le gouvernement et le ministère vont déployer des efforts pour délier ce problème. Un camion-citerne de grande capacité sera également mis à disposition à Mahajanga pour poursuivre les efforts de résolution du problème », avait promis la ministre.
Privés d’eau
L’objectif de ce projet est d’assurer un approvisionnement en eau potable fiable et abondant pour tous les habitants de Mahajanga, marquant une avancée majeure dans la santé publique locale.
Des milliers d’abonnés de la Jirama restent encore privés d’eau à Mahajanga. L’eau ne coule plus dans les robinets des maisons depuis plus de huit ans pour certains. Les bornes-fontaines et les kiosques à eau sont les seuls recours pour certains, à l’image de ces nouveaux forages avec unité de traitement d’eau remis par le ministère dans quelques fokontany sur les vingt-six.
« Nous sommes contraints d’engager un ranadahy (porteur d’eau) tous les jours pour rapporter de l’eau dans la maison. Il transporte deux bidons jaunes de 20 litres et les vend à raison de cinq cents ariary le bidon, soit mille ariary par voyage. Or, nous en avons besoin de huit à dix bidons par jour. Au total, nous payons huit à dix mille ariary par jour pour un ranadahy, sauf le dimanche. Il achète, par contre, le bidon à cent ariary au kiosque à eau, ce qui lui fait un grand bénéfice de 500 % par bidon. Nous devons encore payer la facture de la Jirama tous les mois, alors qu’aucune goutte d’eau ne coule plus dans nos robinets depuis plus de huit ans. La Jirama devrait dénouer rapidement ce problème », a témoigné un habitant du fokontany de Mahavoky Atsimo.
La ministre a également déclaré que la station de surpression de Tsiazonangoly sera bientôt opérationnelle cette année. La station est une infrastructure clé pour l’approvisionnement et essentielle pour la gestion de l’eau potable de Mahajanga.
D’autre part, un grand réservoir de 800 m³ a été mis en service à Amborovy récemment. Ces projets d’extension de réseau sont destinés à améliorer la distribution et à résoudre les pénuries d’eau, grâce notamment au soutien du Projet d’Appui à l’Accès à l’Eau Potable (PAAEP) et de la Banque mondiale.
Ces infrastructures visent à combler le déficit entre la production actuelle de 25 500 m³ et les besoins estimés à 34 000 m³ dans la ville de Mahajanga.
Vero Andrianarisoa
