ANKORONDRANO - Un coursier détourne 50 millions d’ariary

Mandaté pour récupérer 50 millions d’ariary à Ankorondrano, un coursier jusque-là fidèles’évapore avec la somme. Rattrapé par les enquêteurs, il est désormais en garde à vue.

La somme saisie sur le suspect.

Un coursier, jusque-là irréprochable, a cédé à la tentation et s’est retrouvé au cœur d’unscénario digne d’un polar, selon la Gendarmerie nationale, hier. Le 13 janvier au matin, ilavait reçu pour mission de retirer 50 millions d’ariary à la banque d’Ankorondrano, au nomde son entreprise basée à Talatamaty.

Fidèle au rituel, il enfourche la moto de service, encaisse la somme, puis disparaît dans lanature. À ses supérieurs, il envoie un message sibyllin :  « Les Forces de l’ordre m’ont confisqué l’argent. Elles affirment que ma cargaison paraissait louche. » Ensuite, silence radio, téléphone éteint, rideau.

La plainte de la société victime, déposée au poste avancé de Mandrosoa, a déclenché une traque serrée. Les enquêteurs ont multiplié les filatures et les pièges, jusqu’à ce que la cavale éclair s’achève dans la nuit du 14 janvier à Ankadikely-Ilafy.

Le fugitif a finalement été interpellé en possession de la moto de l’entreprise et d’une partiede la somme détournée. Dans ses poches et sur ses comptes numériques, les policiers découvrent un puzzle financier : 5 500 000 ariary en liquide, 20 millions d’ariary sur YasMvola et 10 millions d’ariary sur Orange Money.

Restitués

À cela s’ajoutent des reçus éloquents : 3 millions d’ariary pour un scooter Kymco flambant neuf, un demi-million pour des frais de scolarité. Le reste se serait envolé dans la construction d’une maison et les plaisirs d’une vie soudainement dorée, d’après les éléments de l’enquête judiciaire.

Mais ce rêve de richesse express n’aura duré que deux jours. Le coursier, qui croyait avoir décroché le jackpot, se retrouve les menottes aux poignets et les illusions en miettes. Les sommes et les biens ont été restitués à l’entreprise, et l’homme devra désormais répondre de ses actes devant la justice.

Face à cette affaire, les entreprises sont appelées à renforcer leurs mécanismes de contrôle etde suivi, rappelant que même une loyauté apparente peut vaciller sous le poids de la tentation, souligne un gendarme.

Gustave Mparany

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