67HA SUD - Les riverains découvrent le corps d’un étudiant

Mahery Ranarijaona, un étudiant de 21 ans, a été retrouvé mort dans un labyrinthe de 67 Ha Sud. La piste criminelle est privilégiée.

Ce couloir, théâtre de la découverte macabre, est réputé dangereux.

Aux premières lueurs du jour, hier, le quartier des 67 Ha Sud s’est réveillé dans la stupeur. Vers 6 heures du matin, un attroupement inhabituel s’est formé dans un couloir sombre, près d’un bâtiment R+5. Au sol, le corps sans vie d’un jeune homme, allongé sur le dos, la bouche et le nez ensanglantés.

Alertés par un appel téléphonique, les policiers ont sécurisé les lieux. La victime a été identifiée comme Mahery Masinavalona Ranarijaona, né en 2004 à Antsirabe, étudiant à l’Inscae, 41e promotion. Sur lui, ont été retrouvées sa carte d’identité et des clés. La cause du décès reste indéterminée. Une enquête a été ouverte.

Très vite, les rumeurs ont circulé. Certains l’avaient pris pour un conducteur de taxi-moto. Mais les proches et les camarades ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un étudiant, qui se déplaçait à moto. Selon les premiers éléments, il aurait été tué par des malfaiteurs qui se seraient emparés de son scooter.

À l’HJRA, son corps repose désormais à la morgue, où sa famille s’est rendue pour entamer les démarches et attendre l’autopsie avant de récupérer la dépouille.

Dangereux

Dans le voisinage, les habitants racontent leur surprise. « Nous n’avons rien entendu, aucun cri, seulement vu la foule déjà rassemblée », confie l’un d’eux. D’ordinaire, les agressions dans ce secteur sont signalées par des appels au secours. Mais cette fois, le silence a précédé la découverte.

Le couloir est réputé dangereux. L’éclairage public, souvent vandalisé, laisse la zone dans une obscurité propice aux attaques. Les riverains évoquent des vols fréquents, parfois dès l’aube.

Des enfants en route pour l’école ont récemment été dépouillés de leurs cartables. L’arrêt de bus voisin constitue un autre point noir, où les passants sont régulièrement pris pour cible dès 4 h 30 du matin. Les détrousseurs s’échappent ensuite par ce passage étroit, sans que personne n’ose intervenir.

Les conducteurs de taxi-moto du secteur affirment ne pas connaître la victime. Les enquêteurs disposent toutefois d’un atout : des caméras privées sont installées dans les environs, ainsi qu’une caméra publique dans la rue. Elles pourraient livrer des indices sur les circonstances de ce drame.

Gustave Mparany

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