REBOISEMENT - La population s’implique pour la survie des plants

Lors de la campagne de reboisement à Imerintsiatosika hier.

Approche participative. La campagne nationale de reboisement 2025-2026 se distingue par une forte mobilisation citoyenne. 

« L’accent est mis sur l’implication directe des citoyens. Chacun est appelé à produire ses plants, à les mettre en terre et à en assurer l’entretien », a souligné le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Mickael Rafanomezantsoa Manesimana, lors du lancement officiel de la campagne, hier, au fokontany Amboara, commune rurale d’Imerintsiatosika, district d’Arivonimamo, région Itasy.

Pour maximiser son impact, la campagne mise sur l’engagement des communautés, sensibilisant chacun à l’importance de planter des arbres pour la protection de l’environnement.

Parmi les mesures phares figure la mise en place de pépinières de proximité au niveau des communes, des établissements scolaires, des églises et des associations. Ces structures visent à faciliter la production et la distribution des jeunes plants, tout en encourageant leur mise en terre à l’échelle communautaire.

Lors du lancement de la campagne, douze mille plants ont été mis en terre sur une superficie de 10 hectares, un terrain appartenant à la population locale. Les habitants se chargeront également de l’installation des pare-feu afin de prévenir les feux de brousse. 

« C’est notre forêt, donc c’est à nous de la protéger. Mettre en place les pare-feu fait partie de notre responsabilité pour éviter que les efforts de reboisement ne soient réduits à néant », témoigne Ranoelison, un riverain du fokontany Amboara.

Le site retenu à Amboara, épargné par les incendies depuis sept ans, est considéré comme un modèle en matière de protection environnementale. « Des actions de restauration du paysage y seront menées, parallèlement à la distribution d’arbres fruitiers aux écoles, responsables de leur entretien. L’an dernier, le taux de réussite des plantations avoisinait 69 %. Cette année, les autorités ambitionnent de dépasser les 70 000 hectares reboisés, d’où l’appel lancé aux jeunes à s’engager activement », a précisé le ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Si le ministère dispose de pépinières géantes, près de 80 % des plants utilisés proviennent toutefois des partenaires. Le taux de survie est actuellement estimé entre 70 et 75 %, soulignant l’importance d’une implication responsable de l’ensemble des acteurs.

Mialisoa Ida

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