ÉBOULEMENT À SOAVINA - Un couple et leurs fils périssent sous les gravats

Quatre membres d’une famille ont été tués mercredi soir à Soavina, ensevelis dans leur maison après l’effondrement d’un mur fragilisé par les pluies.

La maison de la famille a été engloutie par l’éboulement.

Un glissement de terrain survenu dans la nuit de mercredi, vers 23 h 30, à Ambihivy, dans la commune de Soavina, district d’Atsimondrano, a coûté la vie à quatre personnes d’une même famille. Le drame s’est produit après de fortes pluies accompagnées d’un violent orage.

La maison en briques, de plain-pied et composée d’une seule pièce, s’est effondrée sous le poids des moellons et de la terre tombés d’un mur de soutènement situé à l’arrière. À l’avant se trouve une maison à étage appartenant à la tante du père de famille, tandis que la petite habitation du couple, âgé respectivement de 28 ans et 23 ans, abritait également leurs deux enfants, âgés de 2 ans et de 3 mois.

Intervention

Le mur de soutènement, fragilisé par les pluies qui avaient commencé vers 19 heures, s’étaient interrompues vers 21 heures puis avaient repris avant de cesser, s’est écroulé juste après l’accalmie.

Les débris ont enseveli la maison et ses occupants. La tante raconte avoir entendu sa belle-nièce l’appeler et crier : « Maman i Fya ! Maman i Fya ! », avant de sortir sur la route pour alerter le quartier. Mais la peur d’une attaque de bandits, fréquente dans la zone, a retardé l’intervention : les riverains ont hésité à sortir.

Finalement, les pompiers de Tanjombato ont été appelés, tandis que les habitants tentaient eux-mêmes de dégager les victimes. Le père et son fils aîné ont été extraits en premier, suivis de la mère et du nourrisson. Mais, après une heure et demie d’efforts, les quatre membres de la famille ont été retrouvés sans vie. À l’arrivée des pompiers, il n’y avait plus rien à faire, les corps ayant déjà été dégagés.

Tous ont été retrouvés sur le lit, la main du père semblant protéger son enfant. La maison a été totalement détruite et aucun bien n’a pu être récupéré.

Hier, à la mi-journée, les habitants poursuivaient encore le déblaiement afin de dégager une porcherie voisine également ensevelie.

La famille vivait de la fabrication de petits pains au chocolat, le père tenant un petit atelier de boulangerie. Les parents du père vivent à Soavina, ceux de la mère à Ankazotoho.

Les proches des victimes dénoncent le retard des secours et estiment que l’arrivée des pompiers a été trop tardive.

Haja Léo

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