MUSIQUE - Les acteurs culturels défendent la place des chants traditionnels

Lors de la consultation nationale sur le monde de la musique, les artistes ont exprimé leur volonté de redonner toute sa valeur aux chants traditionnels.

Jaojoby évoque les réalités culturelles lors de la consultation nationale.

Pour l’amélioration de tous les aspects artistiques et le redressement à la base, la consultation nationale du 13 novembre à Havoria Anosy a permis aux artistes malgaches de s’exprimer librement sur les défis auxquels ils sont confrontés.

« J’ai la volonté d’écouter et de résoudre les problèmes. Ensemble, unissons nos forces pour trouver des solutions », a déclaré la ministre de la Communication et de la Culture, Gasikara Fenosoa, réaffirmant son engagement à collaborer avec les artistes pour des solutions durables.

Cette rencontre a réuni plusieurs artistes venus échanger sur les difficultés auxquelles ils font face, notamment dans le domaine du chant traditionnel, un art menacé par l’évolution du monde moderne.

Parmi les points soulevés figure la gestion des droits d’auteur, souvent négligée. « Ceux qui utilisent nos œuvres dans les karaokés, les DJ et les animateurs doivent payer des droits d’auteur », ont rappelé Théo Rakotovao et Bambawa, évoquant le rôle de l’OMDA et la nécessité de revoir ses modes de fonctionnement.

Manque de personnel

Pour ce dernier, la question de l’OMDA reste au cœur du problème. Il a également souligné le manque de personnel au sein de l’organisme, ce qui empêche une bonne gestion et un suivi efficace des artistes à travers les régions : « Lors d’un spectacle en province, aucun représentant de l’OMDA n’était présent », a-t-il déploré.

Les artistes ont également dénoncé le décalage entre la technologie actuelle et les traditions musicales d’autrefois, qui fragilise la transmission du patrimoine culturel. Pour Jaojoby, l’un des artistes présents, il est essentiel d’intégrer les chants traditionnels dans l’éducation, à travers les parents, les aînés et les institutions culturelles, afin que la jeune génération s’approprie cet art.

Certains ont également proposé la création de grands concours annuels de chant traditionnel afin de stimuler la créativité et d’assurer la pérennité de ce patrimoine.

Cassie Ramiandrasoa

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