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| Les embouteillages s'aggravent à Anosizato. |
Hier matin, chauffeurs, receveurs de bus, usagers et tireurs de charrette ont manifesté au rond-point d’Anosizato. Ils ont bloqué la route. Ils dénoncent le système d’alternance du « double montant », qu’ils estiment trop favorable aux véhicules empruntant cette voie. « Avec ce système de double montant, on constate qu’ils sont avantagés. Nous attendons parfois des heures avant de pouvoir avancer, alors que la file descendante reste bloquée », explique Fenitra Rahatra, usager de la RN1.
Un autre témoin raconte : « Nous sommes restés bloqués pendant près de deux heures, sans pouvoir avancer d’un mètre. Les véhicules étaient complètement immobiles. Certains passagers ont tenté de marcher, mais même à pied, il était difficile de se déplacer. Les taxis-bicyclettes peinaient également à avancer, et certains propriétaires ont dû porter leurs bicyclettes sur les épaules pour progresser. Personne ne savait quand la circulation reprendrait. La tension était palpable, mais beaucoup comprenaient aussi les raisons de la protestation. Nous étions simplement coincés, sans autre option que d’attendre ».
Les axes de la RN1 sont devenus de véritables points noirs de la circulation dans la capitale. Chaque jour, des files de véhicules s’étendent sur plusieurs centaines de mètres, obligeant les automobilistes à patienter plus d’une heure.
Pour fluidifier la circulation, une double file montante est mise en place le matin, de 5 h 50 à 6 h 15, puis de 6 h 30 à 7 h 00. À partir de 7 h 30, le trafic alterne entre double montant et double descendant. Ces mesures demeurent en vigueur jusqu’au rétablissement d’une circulation normale, selon une source autorisée.
Cependant, plusieurs facteurs continuent d’aggraver les embouteillages. « En réalité, l’un des principaux problèmes de la RN1 vient des arrêts de bus. Il faudrait entièrement repenser leur organisation. Le bouchon commence déjà avant d’y parvenir. Une réorganisation de ces zones, avec des responsables clairement désignés, serait indispensable », estime un habitant.
Les vendeurs installés au bord de la route, les conducteurs de motos, ainsi que les taxis-bicyclette qui stationnent de manière anarchique contribuent également au ralentissement, obligeant parfois les piétons à marcher sur la chaussée faute d’espace.
Mialisoa Ida
