SÉNATORIALES - La Ceni propose le 11 décembre

La Ceni propose la date du 11 décembre pour les élections sénatoriales. Le gouvernement doit encore valider cette échéance en publiant le décret de convocation des électeurs avant le 11 septembre.

Le président de la Ceni, Dama Andrianarisedo.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a proposé la date du 11 décembre pour la tenue des élections sénatoriales. Le gouvernement doit encore valider cette échéance en publiant, au plus tard le 11 septembre, le décret de convocation des électeurs. 

L’annonce a été faite hier à Mahajanga par le président de la Ceni, Arsène Dama Andrianarisedo. La proposition a déjà été transmise à l’Exécutif, qui devra trancher en dernier ressort. Conformément à l’article 51 de la loi organique sur le régime général des élections et des référendums, un délai minimal de 90 jours doit séparer la convocation du scrutin. La décision est donc attendue dans les prochains Conseils du gouvernement.

Une campagne au résultat prévisible

La publication du calendrier électoral marquera le coup d’envoi de la campagne. Mais, à la différence des législatives, les sénatoriales suscitent traditionnellement peu d’enthousiasme. Leur issue apparaît largement prévisible, puisque le collège électoral est constitué des maires et des conseillers municipaux, donnant mécaniquement l’avantage aux formations ayant dominé les dernières communales.

Dans ce contexte, le parti présidentiel Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) part en position de force, avec des victoires dans 967 des 1 695 communes du pays. Les candidats indépendants suivent, en tête dans 475 communes.

Le Tiako i Madagasikara (TIM), avec moins de 40 mairies, recule fortement et semble avoir peu de chances de reconquérir une influence significative. L’Antoka sy Dina’ny Nosy (ADN) a, de son côté, obtenu 36 maires, ce qui lui confère une présence locale non négligeable.

Les indépendants, présents dans près d’un tiers des communes, apparaissent comme l’enjeu majeur de ce scrutin. Leur poids attire aussi bien le camp présidentiel, désireux de consolider sa majorité, que l’opposition, soucieuse de conserver une représentation au sein de la Chambre haute.

Les tractations à venir détermineront si le Sénat sera dominé sans partage par l’Irmar ou s’il conservera une certaine pluralité politique.

Tsilaviny Randriamanga

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