LÉGISLATIVES DU 29 MAI - Dernière ligne droite avant la campagne électorale

Les rassemblements de personnes ont déjà un air de campagne électorale.

La campagne électorale pour les élections législatives en fin de mois débute après-demain. Tous les acteurs sont déjà au taquet pour les derniers préparatifs avant le jour J.

Deux jours. Mercredi, c’est l’ouverture officielle de la campagne électorale en vue des élections législatives du 29 mai prochain. Cette campagne électorale se termine le 27 de ce mois à 23 heures 59. Coalitions politiques, candidats se préparent ainsi à leurs façons pour ces échéances. En ce moment, la pré-campagne bat son plein avec les candidats qui multiplient les descentes sur terrain dans leurs districts respectifs. Dans deux jours, les candidats peuvent officiellement demander à la population de voter pour eux et la course aux sièges de l’Assemblée nationale peut commencer. Durant la période de pré-campagne, ces candidats n’ont pas le droit d’appeler les électeurs à voter pour eux. C’est l’une des seules règles imposées avant les propagandes. Aucune loi ne régit la période de pré-campagne et les candidats ont d’une manière indirecte déjà entamé la campagne électorale.

Quatre cent soixante-treize candidats vont batailler pour les cent soixante-trois sièges disponibles à Tsimbazaza. Jusqu’à présent, trois districts dont Sambava, Lalangina et Tsaratanàna sont les seuls dont les élus sont connus à l’avance. Dans ces trois districts, les candidats de la coalition pour la majorité présidentielle (Irmar) sont les seuls dans les starting-blocks. Pour les cent dix-sept autres districts, la lutte reste jusqu’à maintenant indécise.

Cette campagne électorale qui débute après-demain est aussi une aubaine pour la population. Comme à chaque propagande, les politiciens seront au chevet du peuple. Les législatives étant des élections de proximité, tous les quartiers, même les plus reculés, auront droit à des visites et les donations vont pleuvoir durant les trois semaines de propagande.

Irrégularités

Entre-temps, les candidats issus de l’opposition ainsi que leurs partisans relèvent des irrégularités électorales perpétrées par les candidats de l’Irmar. Des hauts responsables qui font pression sur leurs subordonnés hiérarchiques, usage de biens publics et abus de fonction de certains candidats qui sont d’anciens responsables étatiques. Tout cela exposé, pour la plupart des cas, dans les réseaux sociaux sans passer par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). La HCC qui, depuis le début, se dit intransigeante sur les irrégularités perpétrées par des candidats ou leurs partisans.

Florent Rakotoarisoa, président de l’institution a même déjà mis en garde sur ces irrégularités. Selon lui, si des irrégularités sont dûment constatées, la Haute Cour va prendre ses dispositions pouvant aller jusqu’à la disqualification du candidat responsable. Il est tout de même difficile d’inculper qui que ce soit jusqu’à maintenant. 

Ravo Andriantsalama

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