MÉTAUX PRÉCIEUX - Première exportation légale d’or

Présentation de la procédure d’exportation des deux premiers kilos d’or au Mining Business Center.

Un envoi symbolique. Deux kilos d’or sont en cours d’exportation après les réformes apportées dans ce secteur et la levée des interdictions. Il s’agit de la première expédition légale de ce métal précieux vers l’étranger depuis de nombreuses années. Hier, au Mining Business Center, le ministère des Mines a fait une démonstration de la procédure à suivre pour marquer cet événement. 

Dans un jalon marquant les cent premiers jours du ministre des Mines, deux kilogrammes d’or sont actuellement en transit après avoir traversé les procédures du guichet unique d’exportation, désormais pleinement opérationnel. Cette avancée reflète l’engagement gouvernemental à canaliser les ressources précieuses, à très haute valeur ajoutée, vers le développement économique, générant des devises considérables à un prix de marché élevé, évalué à 60 000 dollars par kilo pour l’or. 

Hier, le ministre des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, a annoncé avec fierté la première exportation légale d’or du pays depuis la mise en place de mesures visant à encadrer la filière, pour plus de revenus générés. Ce coup d’envoi marque un tournant majeur dans la gestion des ressources précieuses et atteste de l’engagement du gouvernement envers la transparence et la traçabilité dans ce secteur vital de l’économie. Les deux kilos d’or, symboles de cette avancée, ont été soumis à des processus rigoureux de contrôle de qualité et de traçabilité. 

Chaque lingot a été marqué par un poinçonnage au laser, arborant ainsi un numéro de série unique. De surcroît, chaque pièce est pourvue d’une fiche signalétique munie d’un code QR, garantissant une traçabilité complète depuis leur origine jusqu’à leur destination finale.

Rapatriement de devises  

Cette fiche renseigne également le FINEX sur des éléments essentiels tels que la quantité et l’identité de l’exportateur. Toutefois, le processus intègre également l’utilisation de technologies telles que des balances hydrostatiques et des spectromètres à rayons X, permettant une analyse précise des constituants chimiques des lingots pour garantir leur pureté. « Cette mesure vise à maximiser les retombées économiques, dans le cadre d’un objectif de 15 tonnes d’or exportées par an», indique Olivier Herindrainy Rakotomalala. Dans un premier temps, les autorités s’activent pour professionnaliser les petits exploitants et encourager le développement des grandes exploitations minières. À terme, l’objectif est d’élever le niveau des orpailleurs vers un statut semi-industriel dans les deux ans à venir. Par ailleurs, l’étude de faisabilité pour la mise en place d’une raffinerie, ou encore l’adoption d’un décret d’application du code minier, s’inscrivent parmi les chantiers prioritaires des cent premiers jours du ministre. 

Bien que le pays de destination des lingots n’ait pas été spécifié, le ministre a souligné que la grande majorité de l’exportation d’or du pays se dirige vers des marchés tels que Dubaï et l’Inde. Cependant, il est précisé que le choix du pays de destination dépend du client et des engagements établis dans les contrats. L’exportateur de cette première cargaison figure parmi les six entreprises ayant reçu l’agrément de comptoir d’or par l’Agence nationale d’or (ANOR). Ces comptoirs sont désormais soumis au nouveau système de guichet unique, assurant ainsi un contrôle minutieux de chaque étape du processus d’exportation. 

La valeur de l’or sur le marché international est estimée à 65 dollars le gramme. « Cependant, pour s’assurer que ces devises bénéficient réellement à l’économie nationale, les exportateurs sont désormais soumis à des obligations de rapatriement des fonds. Ainsi, aucun opérateur ne sera autorisé à exporter à nouveau sans avoir rapatrié les fonds provenant de ses précédentes exportations », a martelé le ministre. 

Maminirainy

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