PARC TSIMBAZAZA - L’approvisionnement alimentaire des animaux perturbé

Les animaux peuplant le parc de Tsimbazaza ne mangeraient-ils plus à leur faim?

Le Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza serait confronté de nouveau à des problèmes d’approvisionnement en nourriture. Ses locataires en paient le prix.

Précarité alimentaire pour les locataires du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Hier, des noix de palme et des fruits d’aviavy, qui auraient été cueillis sur les arbres qui poussent dans le parc, ont été servis aux lémuriens, à la place des fruits et légumes, qu’on avait l’habitude de voir dans leurs assiettes, lors de nos précédentes visites dans ce parc. 

Les oiseaux carnivores, quant à eux, consommaient de la viande d’animaux qui ne semble plus bonne. On sentait de l’odeur nauséabonde, à quelques mètres de leur cage. Les animaux du parc ne mangeraient plus à leur faim, depuis quelques jours. La livraison des nourritures aurait été suspendue, depuis vendredi, selon une source, ayant requis l’anonymat. 

Depuis, les animaux sont nourris avec ce qui est disponible dans le parc, comme ces noix de palme et ces fruits d’aviavy ou des feuilles. « Ces fruits sont comestibles, pour les primates», soulignent des techniciens auprès du département Faune du site. 

Lorsqu’on leur a posé des questions sur cette éventuelle suspension de livraison de nourritures des animaux, ils ont refusé de continuer la discussion et nous ont envoyé à la direction. 

Sous-alimentés

Nous avons croisé le directeur du parc, Annie Brigitte Bezandry, mais elle s’est abstenue de toute réaction. D’autres agents du parc, que nous avons croisés en chemin, ont admis, à demi-mot, ce problème.

Cette perturbation du ravitaillement en nourriture ne date pas d’hier. L’an dernier, des chercheurs en exercice dans ce parc, ont signalé la mort de plusieurs espèces d’animaux, dont des lémuriens, entre le mois de mars, lors duquel aurait commencé ce problème, et le mois de juillet 2023, faute de ravitaillement. D’autres animaux auraient succombé, depuis.

En tout cas, l’état des animaux ne cache pas qu’ils sont sous alimentés. Un paon bleu est prostré. Des lémuriens semblent s’amincir. La source qui a signalé ce problème, tire la sonnette d’alarme. Si cette situation continue, ces animaux pourraient disparaître, petit à petit.

Miangaly Ralitera

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