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| À Toliara, l’encombrement des trottoirs contraint les piétons à partager la chaussée avec les cyclo-pousses et les véhicules. |
Les axes fréquentés de la cité du Soleil disposent de peu de trottoirs aménagés. À Andabizy, à l’entrée de Toliara, les piétons empruntent généralement des bandes d’environ un mètre de large en bordure de chaussée.
À Sanfily, aux abords du marché, les piétons peinent à circuler. Les marchands de rue, les cyclo-pousses et les calèches transportant des marchandises occupent une partie de l’espace qui leur est réservé. Les cyclo-pousses doivent rouler en file indienne pour laisser passer les voitures, mais empiètent souvent sur le passage des piétons, notamment à l’approche du marché, où la chaussée se rétrécit. Certains y stationnent également.
À hauteur du CEG Centre, sur l’axe menant aux bureaux des circonscriptions scolaires de Toliara I et II, les trottoirs sont encombrés par les mannequins des vendeurs de vêtements d’occasion. Les piétons sont ainsi contraints de marcher sur la chaussée. Au Bazar Be, devant la BOA, la situation est similaire.
La commune urbaine de Toliara mène ponctuellement des opérations pour enlever les marchandises qui débordent sur la chaussée. Mais, deux jours plus tard, les marchands réoccupent les lieux. Piétons, acheteurs et cyclo-pousses se partagent alors un passage étroit.
« À mon avis, la situation au marché de Scama est la plus alarmante. J’ai vu un homme qui a failli se faire écraser par un camion. Le soir, les marchands de poissons occupent le terre-plein qui sépare les deux voies de circulation vers Betania et Besasavy. Faute d’espace pour circuler, les piétons doivent marcher sur la chaussée, au milieu des véhicules. Pour éviter le camion, cet homme a dû se jeter vers les étalages de poissons », raconte Zitah Onisoa, une mère de famille qui redoute de se rendre au marché de Scama.
MiotiSoa Mare
