SANTÉ - Des décès probables de peste pulmonaire à Midongy

Trois décès probablement liés à la peste pulmonaire ont été signalés à Andranolalina. D’autres cas suspects sont suivis à Midongy Atsimo et à Iakora.

Des habitants de Midongy Atsimo lors d’une journée de nettoyage pour prévenir la peste, au mois de juillet.

Trois décès associés à des cas probables de peste pulmonaire ont été signalés dans la commune rurale d’Andranolalina, dans le district de Midongy Atsimo. Des analyses doivent encore confirmer l’origine de ces décès, tandis que les investigations sanitaires se poursuivent.

Le ministère de la Santé publique a fait état, hier, de cas suspects de peste dans le Sud. Trois personnes sont décédées dans la commune rurale d’Andranolalina et deux autres malades sont actuellement sous traitement dans un centre de santé de base du district de Midongy Atsimo, selon le directeur général de la Médecine préventive auprès du ministère, le Dr Désiré Rakotoarimino.

Le premier décès enregistré en milieu hospitalier remonte au 10 octobre. « Ce décès nous a poussé à faire des investigations et c’est ce qui nous a permis de découvrir deux autres cas de décès communautaires », indique une source locale. Les tests de diagnostic rapide auraient donné des résultats positifs. Les résultats des analyses des prélèvements restent toutefois attendus pour confirmer ou écarter la suspicion de peste. Selon le ministère, les trois personnes décédées appartiendraient à une même famille : un couple et son petit-enfant.

La riposte confrontée à des difficultés d’accès À Begogo, dans la zone d’Iakora, trois autres cas suspects de peste bubonique ont été découverts par les équipes sanitaires au cours de la campagne de vaccination menée la semaine dernière, selon une source locale.

« Ce sont des foyers de peste », affirment des sources sanitaires à propos des zones concernées. En 2016, des dizaines de décès y avaient été recensés, selon les déclarations des autorités locales à l’époque.

L’éloignement des centres de santé complique la prise en charge. Les habitants de certains villages doivent parcourir de longues distances pour consulter, ce qui peut retarder l’accès aux soins dès l’apparition des premiers symptômes.

La recherche active de cas se poursuit, parallèlement aux mesures de riposte. Selon les informations recueillies, des habitants des villages concernés seraient isolés afin de limiter les risques de propagation.

À Iakora, les équipes sanitaires font également face à une rupture de stock de certains intrants, notamment des tests de diagnostic rapide. Le ministère de la Santé publique annonce le déploiement d’équipes pour renforcer les personnels locaux. L’envoi de médicaments, de tests de diagnostic rapide et d’un laboratoire mobile est également annoncé.

Miangaly Ralitera

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne