La pollution de l’air atteint des niveaux élevés à Antananarivo, incitant les pédiatres à appeler à la vigilance.
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| Pollution de l’air à Antananarivo. |
La Société malgache de pédiatrie appelle les parents à limiter les sorties et les activités physiques en plein air, surtout à proximité des zones à fort trafic. Elle leur conseille aussi de garder les fenêtres fermées durant la journée et d’aérer tôt le matin ou tard le soir, lorsque la pollution diminue. Antananarivo traverse un épisode de pollution de l’air. « Attention, pic de pollution à Tanà : protégez nos enfants », alerte la société savante dans un message publié la semaine dernière.
Selon le bulletin publié vendredi par la Direction générale de la météorologie, la qualité de l’air continue de se dégrader nettement dans la capitale. Elle reste « malsaine pour tout le monde », avec des concentrations de particules fines PM2.5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) pouvant atteindre huit fois les normes nationales à Ampandrianomby, Andraharo, Soanierana, Ambatobe et Amboditsiry, selon le bulletin de surveillance de la qualité de l’air à Antananarivo, publié le vendredi 23 octobre. Ce même bulletin note que cet épisode devrait durer au moins trois jours, car les conditions météorologiques favorisent l’accumulation des polluants.
Météo Madagascar précise que les personnes sensibles à la pollution peuvent subir des effets plus graves sur leur santé. Les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes en font partie.
Maladies
Dans les hôpitaux pédiatriques, les professionnels de santé affirment ne constater, pour l’instant, aucun impact de cette pollution. « Cet impact n’apparaît pas encore dans les statistiques de l’hôpital, pour le moment », affirme un pédiatre dans un hôpital mère-enfant à Antananarivo.
L’exposition à court et à long terme à la pollution de l’air peut entraîner un large éventail de maladies, notamment les accidents vasculaires cérébraux, les maladies pulmonaires obstructives chroniques, les cancers de la trachée, des bronches et du poumon, l’aggravation de l’asthme, les infections des voies respiratoires inférieures et les maladies cardiovasculaires. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2019, on estimait à 4,2 millions le nombre de décès prématurés provoqués par la pollution de l’air ambiant (extérieur) dans le monde. Quelque 89 % de ces décès prématurés sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire comme Madagascar.
Miangaly Ralitera
