Champignons, levures et Escherichia coli ont été détectés dans des aliments consommés par les employés de Konecta Madagascar, touchés par une intoxication collective le 8 octobre. L’origine précise reste à déterminer.
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| Des employés de Konecta ont été pris en charge au HJRA après l’intoxication alimentaire du 8 octobre. |
Des champignons et des levures dans les salades de fruits, Escherichia coli dans les restes de repas cuits. L’Autorité de contrôle des normes sanitaires et de la qualité des aliments (ACSSQDA) a rendu publics, ce mardi 13 octobre, les résultats des analyses effectuées après l’intoxication alimentaire collective survenue le 8 octobre parmi les employés de Konecta Madagascar, sur les sites d’Ivandry et d’Ambohimangakely. Des anomalies dans les conditions de conservation des aliments ont également été relevées.
Les analyses ont mis en évidence la présence de champignons et de levures dans les salades de fruits examinées. Dans les restes de repas cuits, notamment du riz, de l’achard de chou et des fraises, les contrôles ont révélé la présence d’Escherichia coli. Les agents chargés des contrôles ont également constaté des irrégularités concernant les températures de conservation des aliments.
Ces résultats soulignent des anomalies sanitaires dans les échantillons examinés. Des températures de conservation inadaptées peuvent favoriser le développement de certains micro-organismes, tandis que les règles d’hygiène doivent être respectées lors de la préparation, de la manipulation et du stockage des repas. Toutefois, la présence de ces micro-organismes ne suffit pas, à elle seule, à établir que les aliments concernés sont directement à l’origine de l’intoxication.
Cinq patients encore hospitalisés
L’intoxication alimentaire collective s’est déclarée le jeudi 8 octobre parmi les employés de Konecta Madagascar, sur les sites d’Ivandry et d’Ambohimangakely. Plusieurs salariés présentant des symptômes ont été conduits dans des établissements de santé pour recevoir des soins.
Selon le dernier bilan communiqué, 292 personnes ont été prises en charge dans des établissements de santé. Cinq patients restent hospitalisés, dont un à Ambohidroa et quatre à Andohatapenaka. Les 287 autres ont pu regagner leur domicile. Aucun décès ni cas de complication n’a été signalé.
À la suite de cet épisode, Konecta a suspendu son prestataire de restauration commun aux deux sites et fermé les cantines concernées. L’entreprise a également annoncé des opérations de nettoyage et de désinfection de ses locaux. Elle s’est engagée à prendre en charge les frais d’hospitalisation et de transport des employés touchés.
La détermination de l’origine précise de l’intoxication reste nécessaire pour établir les éventuelles responsabilités. Les conclusions des investigations devront permettre de mieux comprendre les circonstances de cet épisode et de prévenir la répétition de situations similaires.
Fanilo Mampianintsoa
