L’eau, l’hygiène et l’assainissement font défaut dans les établissements scolaires et dans les centres de santé. Selon le rapport « Progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans les écoles 2015-2025 », publié par le Programme commun de suivi de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds de Nations Unies pour l’enfance (Unicef), seules 46 % des écoles de Madagascar disposent d’installations sanitaires améliorées. Plus de la moitié (53 %) n’ont aucun service d’approvisionnement en eau.
La situation est plus préoccupante encore pour l’hygiène : 82 % des établissements en sont totalement dépourvus. Des patients dans des centres de santé de base témoignent, par ailleurs, que pour accoucher dans un Centre de santé de base (CSB), il faut apporter de l’eau, ou chercher l’eau dans un puits du village.
Pour améliorer l’accès à l’eau potable dans le Grand Antananarivo et les six villes secondaires, et renforcer les capacités du secteur de l’eau, une sous-composante du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), financé par la Banque mondiale et placé sous la tutelle du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, construit des infrastructures d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Le projet cible 260 écoles et 70 formations sanitaires du Grand Antananarivo et les six villes secondaires. «Les écoles ont un faible accès aux services Wash, avec des problèmes de qualité et de durabilité. Dans les centres de santé, le déficit est important et nuit gravement à la qualité des soins», selon un communiqué dans le cadre du projet.
La ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le Dr Minosoa Razafindrianiaina, s’est rendue le 16 octobre dans les écoles et le centre de santé d’Analamahitsy pour constater l’avancement des travaux. Les infrastructures en cours de construction sont conçues pour durer et résister aux aléas climatiques.
Miangaly Ralitera