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| Rencontre entre la délégation du FMI et le chef de l’État à Iavoloha, le 7 octobre. |
Renforcer les recettes et améliorer l’efficacité des dépenses. C’est, en substance, ce que préconise la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI).
Dans un communiqué publié hier, l’équipe conduite par Constant Lonkeng, chef de mission, a présenté les conclusions de sa visite de travail à Antananarivo la semaine dernière. Ce séjour visait notamment à faire le point sur l’exécution du budget 2026, à examiner les contours du budget 2027 et les orientations de politique économique qui le sous-tendent.
Conditionnalités
La mission du FMI invite les autorités à accélérer les réformes de la gestion des finances publiques.
Les premières lignes du communiqué abordent un sujet qui mobilise la Primature depuis quelques semaines : le faible taux d’exécution budgétaire.
Cette situation serait principalement liée aux lourdeurs administratives. Un groupe de travail a été mis en place pour y remédier. Dans l’immédiat, le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a donné pour consigne d’atteindre un taux d’exécution de 100 % d’ici au 2 novembre, date de clôture des engagements budgétaires.
L’autre point soulevé par la mission de l’institution de Bretton Woods concerne le renforcement des recettes publiques. « Il sera essentiel, pour remédier aux insuffisances de recettes récemment observées, de mettre en œuvre sans plus tarder l’ensemble des mesures budgétaires visant à rationaliser les dépenses fiscales telles que adoptées dans la loi de finances rectificative », souligne Constant Lonkeng dans le communiqué. Il avait déjà évoqué ce point à l’issue de sa rencontre avec le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, à Iavoloha, le 7 octobre.
Garry Fabrice Ranaivoson
