La protection des ressources naturelles passe par une meilleure connaissance et une application effective des textes en vigueur. C’est dans cette optique qu’une tournée de police générale et administrative a été menée dans la commune d’Ambodimadiro, district d’Ambanja, en présence des autorités administratives et judiciaires locales, venues à la rencontre de la population.
Face aux pressions croissantes exercées sur les écosystèmes terrestres et marins du paysage BATAN (Baie d’Ambaro, Tsimipaika, Ampasindava et les archipels de Nosy Be), le renforcement de l’application des textes réglementaires devient un enjeu majeur. Dans cette perspective, le projet Gestion des écosystèmes (GEC BATAN) mise sur ces missions conjointes afin d’améliorer la gouvernance territoriale et de lutter plus efficacement contre les pratiques illicites dans les districts, dont Ambanja.
La méconnaissance des textes en vigueur, leur application insuffisante, la confusion des compétences entre les acteurs et le manque de coordination des services déconcentrés figurent parmi les difficultés constatées sur le terrain. À cela s’ajoutent les problèmes liés à l’application des contrats de transfert de gestion des ressources naturelles, les conflits d’usage ainsi que la persistance de certaines pratiques préjudiciables aux écosystèmes.
Selon les explications, l’objectif est de restaurer une gouvernance territoriale concertée, dans laquelle chaque service intervient conformément à ses attributions. Ces missions constituent également un cadre de sensibilisation et d’information sur les lois, décrets, arrêtés, « Dina » homologués et contrats de transfert de gestion applicables. Elles doivent permettre aux populations de mieux comprendre leurs droits, leurs obligations et les sanctions prévues en cas d’infraction.
Au-delà de la sensibilisation, les interventions visent à identifier les infractions récurrentes, notamment les coupes illicites, le charbonnage, l’exploitation illégale des mangroves, les pratiques de pêche destructrices, l’utilisation de filets prohibés, la capture de juvéniles, les occupations illégales, les incendies et l’exploitation.
Cependant, la démarche ne se limite pas à constater les infractions. Elle entend également identifier les causes de la faible application des textes, les blocages institutionnels et les insuffisances dans la mobilisation des acteurs.
Raheriniaina