Facebook s’impose comme un espace de recherche d’emploi à Madagascar. Dans les groupes dédiés, les annonces d’entreprises et de particuliers côtoient les publications de jeunes en quête de travail. Les offres concernent aussi bien les postes locaux que ceux proposés à l’étranger. Si cette plateforme facilite la mise en relation, elle expose également les candidats aux risques d’escroquerie.
« C’est à la fois un bienfait et un inconvénient, parce que parfois, il y a des arnaques », explique Vero Rabelomanantena, responsable de recrutement. La diversité des annonces et la rapidité de leur diffusion permettent aux demandeurs d’emploi d’accéder à de nombreuses propositions. Toutefois, l’identité des recruteurs et la fiabilité des offres ne sont pas toujours faciles à vérifier.
Sur Facebook, chacun peut publier une annonce ou proposer ses services. Les entreprises y recherchent des candidats, tandis que les jeunes présentent leurs profils dans l’espoir de décrocher un poste. Cette facilité d’accès encourage la recherche en ligne, au détriment parfois des démarches directes auprès des entreprises.
Les conséquences des fausses annonces peuvent être lourdes. Un jeune demandeur d’emploi témoigne avoir perdu 300 000 ariary après avoir répondu à une offre. Pour une personne sans revenu, cette somme représente une perte importante, surtout lorsqu’elle a été dépensée dans l’espoir de trouver un travail. La facilité de création de comptes et de groupes permet à certains individus de dissimuler leur identité et leurs intentions. Derrière une proposition apparemment sérieuse peut se cacher une tentative d’escroquerie, notamment lorsque le candidat est invité à payer des frais avant même d’obtenir le poste.
La vérification de l’identité du recruteur, de l’existence de l’entreprise et des conditions d’embauche reste donc essentielle. Une demande de paiement préalable doit éveiller la méfiance. Si Facebook élargit les possibilités de recherche d’emploi, la multiplication des annonces ne garantit ni leur authenticité ni la fiabilité des recruteurs.
Fanilo Mampianintsoa