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| Photo de famille à l’issue de la concertation au CCI Ivato. |
Le monde du travail à Madagascar fera également l’objet de réformes. Une concertation entre l’État et les différents acteurs du monde du travail s’est tenue pendant deux jours au Centre de conférences internationales (CCI) d’Ivato et s’est achevée jeudi dernier. Les discussions ont notamment porté sur les points nécessitant une réforme de la politique de gestion des salaires et des indemnités des fonctionnaires.
Les consultations ont mis en évidence la nécessité de mettre en place une grille indiciaire et d’améliorer la valeur du point d’indice. Les débats ont également fait ressortir la nécessité d’établir des règles communes à l’ensemble des fonctionnaires.
« Le salaire est une question essentielle pour tous les travailleurs. Il est donc légitime qu’il soit examiné sereinement et dans le calme. La question de la grille indiciaire nécessite une étude approfondie, alors que des propositions sont formulées depuis plusieurs années. Elle requiert également l’intervention de nombreux techniciens, car des ajustements doivent être effectués à tous les niveaux, du bas vers le haut », a déclaré hier Nirina Aurelie Raholiarisoa, secrétaire générale adjointe du Syndicat des travailleurs de Madagascar (Fisema).
Lors de la concertation, les syndicats ont demandé que les indices de rémunération soient clairement définis en fonction des diplômes détenus par les fonctionnaires.
Propositions
Le gouvernement de la Refondation a déjà engagé des efforts en augmentant de 14 % les salaires des fonctionnaires et en leur accordant des indemnités spéciales. Il a également fixé le salaire minimum à 315 000 ariary.
Ces mesures ne satisfont toutefois pas encore les syndicats, qui ont formulé plusieurs propositions lors des échanges organisés à Ivato autour du travail, de l’emploi et de la fonction publique. Parmi les principales propositions figure l’indexation des salaires sur la hausse du coût de la vie. Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, a toutefois indiqué que « la satisfaction de cette revendication dépend des recettes disponibles ».
La responsabilisation du Conseil national du travail et de l’emploi constitue un moyen pour les syndicats de faire connaître leurs revendications, à travers l’élaboration de conclusions concrètes qui seront examinées par l’État. « C’est l’organe qui peut examiner et synthétiser les conclusions », a ajouté la secrétaire générale adjointe du Fisema.
Juliano Randrianjakarilala
