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| Des jeunes de l’association « Tanora Mamiratra Toliara » en formation en développement personnel. |
Les week-ends sont profités par les jeunes de Toliara pour se former aux compétences de vie. Ils recherchent comment tracer leurs chemins vers la réussite.
Olivier Fanomezantsoa est membre d’une association de jeunes à Toliara. Le samedi, il chante dans une chorale avec sa voix lead. Chaque dimanche après-midi, il vient en cours de développement personnel avec les autres membres de son association. « Dans notre association Tanora Mamiratra Toliara, nous apprenons divers thèmes comme la connaissance de soi, l’estime de soi, les lifeskills, comment formuler une vision, comment atteindre son but dans la vie, c’est quoi véritablement le sens du mot amour. Nous apprenons des valeurs comme aimer Dieu ou la solidarité. Ce jour, notre mentor nous a appris ce qu’est l’intelligence émotionnelle », raconte-t-il à la sortie d’une réunion avec ses amis dimanche soir.
Comme Olivier, les autres membres souhaitent réussir dans la vie, en commençant par apprendre comment avoir de bons comportements envers la famille, envers la communauté, les collègues de classe et ensuite comment choisir ses filières d’études ou même comment gérer les déceptions amoureuses. Les formations sur l’entrepreneuriat intéressent également les jeunes. « Je souhaite devenir propriétaire d’une grande entreprise basée à Toliara. Je ne sais pas encore comment cela fonctionne, mais j’apprends dès maintenant la gestion et l’économie à l’université », témoigne Félicia, 21 ans, membre de l’association « Tanora Mamiratra Toliara ». « Je profite de mes dimanches pour apprendre le développement personnel parce que l’on ne nous donne pas toujours ces formations à l’université ou quand nous étions au lycée », ajoute-t-elle.
Tracé
Patricia Onisoa est venue aux conférences données lors du salon des études et de l’emploi, organisé par l’université de Toliara. Elle a été particulièrement inspirée par les parcours de deux jeunes femmes qui ont expliqué samedi dernier qu’elles ont réussi à devenir des entrepreneures à moins de trente ans. « Je viens d’avoir mon baccalauréat. Ce que je veux réellement reste encore flou. J’aimerais tellement sauter les étapes et devenir tout de suite une cheffe d’entreprise », lance-t-elle.
Les associations de jeunes, les clubs de service de jeunes comme les Lions, les Jeunes Chambres Internationales profitent des week-ends pour organiser des rencontres avec d’autres jeunes afin de les aider à trouver leurs chemins, à rester concentrés sur leurs études, à apprendre à entreprendre avec ce qu’ils ont. « Chez l’Académie des bâtisseurs, tous les samedis après-midi, nous formons de jeunes enfants. Que ce soit à travers des dessins, des exercices, des ateliers d’art et même l’art oratoire. Nous les formons déjà à devenir de bons adolescents, adultes et de bons citoyens », explique Lanto Rakotarivelo, fondatrice de l’école de formation « Académie des bâtisseurs ».
Pour des jeunes, les week-ends sont consacrés à nourrir l’esprit et la conscience, si toute la semaine, ils ont acquis des connaissances à l’école, au lycée et à l’université. Le dimanche est encore heureusement choisi pour certains, pour aller à l’église.
Mirana Ihariliva
