SANTÉ PUBLIQUE - Des maladies multiples touchent Ifanadiana

Paludisme, rougeole et malnutrition touchent plusieurs enfants à Ifanadiana. Trente-sept décès sont recensés dans deux communes du district.

Le Dr Désiré Rakotoarimino, DG de la Médecine préventive, et Rina Ravoniandro, directeur de la Communication auprès du ministère de la Santé publique.

Plusieurs maladies sévissent actuellement dans le district d’Ifanadiana. « Il y a des cas de paludisme, des cas de rougeole, et des cas où les deux maladies touchent les enfants en même temps. Des cas de malnutrition sont également recensés chez les enfants de la zone », a déclaré le Dr Désiré Rakotoarimino, directeur général de la Médecine préventive auprès du ministère de la Santé publique, hier, lors d’une conférence de presse consacrée à l’épidémie meurtrière qui frappe ce district. 

La combinaison de ces maladies a provoqué de nombreux cas graves, voire mortels, dans la zone. Le ministère de la Santé publique rapporte trente-sept personnes décédées dans les communes de Fasintsara et d’Ampasinambo. Cinq sont décédées en milieu hospitalier et le reste au niveau communautaire. Le 37ᵉ décès est survenu après l’arrivée des équipes médicales sur place. « Cette dernière victime est morte d’un paludisme grave », affirme le Dr Rakotoarimino.

Riposte

 Ifanadiana est une zone endémique au paludisme. Le taux de couverture vaccinale y est, par ailleurs, faible. Plusieurs enfants y sont recensés comme « zéro dose ». Le ministère confirme que trois des enfants décédés n’avaient reçu aucun vaccin.

À ce jour, la situation serait maîtrisée. Sept personnes demeurent hospitalisées, dont six atteintes de paludisme, parmi lesquelles un cas grave qui commencerait toutefois à s’améliorer.

Le ministère effectue des activités de riposte dans cette zone. Une trentaine d’équipes multidisciplinaires et plus de 400 kg de médicaments ont été envoyés sur place pour endiguer cette épidémie. Les professionnels de santé ont réalisé 362 consultations.

La rougeole a touché plusieurs districts du pays cette année. Le ministère annonce l’organisation d’une campagne de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite au niveau national, du 5 au 9 octobre. « Être vacciné n’empêche pas nécessairement de contracter la maladie, mais celle-ci se révèle bien plus légère une fois le vaccin administré », assure le Dr Rakotoarimino.

Miangaly Ralitera

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