La politique nationale de la jeunesse entre dans une nouvelle phase. Après les concertations, les recommandations recueillies doivent désormais être transformées en un nouveau cadre d’action.
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| Des propositions des jeunes vers un nouveau cadre légal. |
La Politique nationale de la jeunesse existe déjà. Son cadre a été révisé en 2015. La nouvelle démarche vise cette fois à l’adapter aux réalités actuelles des jeunes de 14 à 30 ans. Emploi, formation, santé, participation citoyenne, culture, environnement ou encore développement économique figurent parmi les domaines concernés.
Les propositions ne resteront pas au stade des résolutions. « Les experts vont transformer les recommandations en texte », explique Dera Ratrimohaja, directeur de la Coordination du mouvement associatif des jeunes. Ce travail doit permettre de passer des attentes exprimées lors des concertations à un cadre pouvant être examiné par les représentants de la Nation.
Le processus bénéficie de l’appui du Système des Nations unies. Des experts accompagnent le ministère de la Jeunesse et des Sports dans la réactualisation du document. Le montant global consacré à cette opération n’a toutefois pas été communiqué.
Enjeu
Pour les jeunes, l’enjeu se situe surtout dans la traduction concrète des recommandations. Accès à l’emploi, formation, santé ou participation aux décisions publiques constituent des préoccupations régulièrement soulevées. La nouvelle politique devra donc préciser les orientations permettant d’y répondre.
La prochaine étape sera la transformation du document réactualisé en texte législatif, avant son examen par les députés. La décision du 12 septembre ne change donc pas encore directement le quotidien des jeunes. Elle lance surtout le processus destiné à définir le cadre des futures actions publiques en leur faveur.
Fanilo Mampianintsoa
