Réunis à Antananarivo, les partenaires techniques et financiers cherchent à réduire les délais de mobilisation des fonds.
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| Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a souligné les défis dans la gouvernance. |
Faire en sorte que les financements mobilisés produisent plus rapidement des résultats concrets. C’est l’un des principaux enjeux de la plateforme de redynamisation des Partenaires techniques et financiers, organisée ce 23 septembre au Novotel Antananarivo. La rencontre vise à améliorer la coordination entre le Gouvernement et ses partenaires, mais aussi à réduire les délais qui ralentissent la réalisation des projets.
Au cœur des échanges figure la question de l’utilisation des financements extérieurs. Malgré les montants mobilisés, leur décaissement et leur mise en œuvre restent parfois longs, notamment en raison des procédures et des exigences liées à la gestion des fonds. Pour le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, cette situation doit évoluer. « Nous avons nos programmes et nos projets, mais ce sont nos partenaires qui nous aident à les mettre en œuvre », a-t-il expliqué.
Le Gouvernement entend également agir sur les procédures qui relèvent de sa responsabilité. « Si le problème vient des procédures, nous allons les modifier. C’est notre responsabilité en tant que Gouvernement », a déclaré le Premier ministre.
Principaux défis
Selon lui, certaines procédures exigées par les partenaires peuvent également prolonger le délai avant la mobilisation des financements. Il appelle ainsi à renforcer la confiance envers le pays afin d’accélérer le processus.
Pour Mamitiana Rajaonarison, l’un des principaux défis consiste désormais à convaincre les partenaires d’adapter certaines procédures et à renforcer leur confiance. Les sommes en jeu pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars, la rapidité de leur mobilisation représente un enjeu important pour la réalisation des projets.
Sur le terrain, les conséquences de ces lenteurs peuvent être concrètes. Un financement qui tarde à être mobilisé signifie aussi des infrastructures qui prennent du retard, des investissements reportés et des activités économiques qui attendent leur mise en œuvre. L’accélération des procédures pourrait donc permettre aux projets d’avoir plus rapidement des effets sur les services, l’emploi et les opportunités économiques.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de relance économique. Parmi les priorités figure notamment le développement des infrastructures destinées à faciliter l’investissement et la création d’activités. Le Gouvernement souhaite également éviter que cette relance ne contribue à une hausse du coût de la vie. La recherche de nouvelles sources de financement fait ainsi partie des orientations retenues pour accompagner les différents chantiers.
Pour le Premier ministre, la stratégie est donc de mobiliser les ressources disponibles tout en améliorant leur utilisation.
Lucia Rabarijaona
