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| La prise de Bevoay désensablée et opérationnelle depuis le 25 août dernier. |
La prise de Bevoay a de nouveau été désensablée afin de permettre l’irrigation d’une partie de la plaine d’une superficie de 8 000 ha. Confrontée régulièrement à des problèmes d’écoulement et d’approvisionnement en eau, la plaine de Mangoky fait l’objet d’entretiens réguliers visant notamment à maintenir les quatre vannes de la prise de Bevoay en état de fonctionnement et à désensabler plusieurs kilomètres de canaux.
Après l’entretien de juillet dernier, qui a contraint les usagers à couper l’écoulement de l’eau, trois des quatre vannes sont désormais opérationnelles et des canaux sont désensablés. Depuis le 25 août dernier, un débit de 40 m³ d’eau par seconde permet d’irriguer les 8 000 ha, actuellement réaménagés. « Ces travaux d’amélioration assurent la seconde saison de culture pour les agriculteurs de Bas Mangoky, si depuis des années, ils ne pouvaient compter que sur une saison en raison justement du problème d’irrigation», explique Luc Findrama, directeur régional de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Atsimo Andrefana.
Outre les problématiques de l’eau, les conflits sur la propriété des terrains restent non résolus. Après les partages parcellaires initiés par l’État en 2023, l’identité des véritables propriétaires et les réelles parcelles partagées restent flous. « Nous demandons à l’État de se pencher sérieusement sur la question de propriété foncière qui nous préoccupe. Des individus se disent propriétaires et d’autres ayant travaillé les terres depuis des années se le disent également. Il faudrait des solutions radicales car la deuxième saison approche», explique un agriculteur.
Mirana Ihariliva
