Les opportunités d’affaires liées aux chaînes de valeur verte et bleue ont été vulgarisées pendant trois jours. Les opérateurs visent de nouveaux horizons.
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| Mbola Voahangy, avec ses produits, veut aller loin dans son activité. |
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| Aperçu sur l’un des stands des coopératives créées par le projet Tefiala. |
Percer le marché. Mbola Voahangy, artisane spécialisée dans la transformation de la fibre de banane, ambitionne de développer davantage sa start-up. « J’aspire à de nouvelles opportunités, à de nouvelles commandes, notamment étrangères. Ma start-up a traversé de nombreuses difficultés, mais mon activité tient bon. Elle mérite de nouveaux horizons », raconte-t-elle.
À travers une dizaine de produits fabriqués à partir de fibres végétales, notamment des articles de décoration intérieure, des sacs, des tapis et des poufs, elle a participé à la foire économique verte et bleue, organisée les 14, 15 et 16 août. L’événement lui a offert l’occasion de nouer de nouveaux partenariats et d’élargir sa clientèle.
L’objectif de l’événement a été de valoriser l’économie verte et bleue de la région Atsimo Andrefana. Les entreprises en transformation alimentaire telles que Malakass et sa farine de manioc, Menatsook avec ses produits dérivés de l’oursin, les coopératives d’associations de femmes issues des activités de restauration de paysage ou de protection sociale, produisant du miel ou du charbon écologique, ont été prises d’assaut par les visiteurs. Il a été constaté que les produits sont bien emballés et étiquetés. Finis les produits en vrac entassés dans les paniers et vendus en « kapoaka ». Les poissons et les crevettes séchés, notamment, ont bénéficié d’une meilleure mise en valeur.
Débouchés
Consommer bio et apprécier les produits locaux ont été les arguments de vente. Et le public a été emballé par les divers produits et activités liés à l’économie verte et bleue présentés dans la vingtaine de stands d’exposition. Une série de conférences a été organisée à la Chambre de commerce et d’industrie en parallèle à la foire. Les opportunités des chaînes de valeur verte et bleue, les financements et les crédits disponibles, les retours d’expérience d’opérateurs menant des activités vertes et bleues ont, entre autres, été discutés.
Les discussions ont également mis en lumière les difficultés persistantes, notamment en matière de débouchés. Nombreux sont ceux qui souhaitent élargir leur clientèle, alors que celle-ci demeure limitée. Les panélistes et les participants ont par ailleurs souligné les exigences des clients, confrontés à des artisans encore trop souvent peu professionnels et peu sérieux.
Dans ce contexte, la formation professionnelle des jeunes apparaît comme une priorité. L’exemple de « Tulé’art recycling », qui a formé des jeunes sur la transformation des déchets, constitue notamment un exemple à suivre. La foire a été organisée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, celui de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire à travers le projet Tefiala, la FAO, le GEF et des entités locales telles que le Centre d’affaires du Sud-ouest (Carso), l’ONG Tany Ifandovana, l’ONG Saramba Initiative.
« Je ne peux qu’exprimer ma satisfaction. Cet événement a de nouveau mis Toliara et la région Atsimo Andrefana sur un piédestal. Nous avons beaucoup à faire connaître davantage. Nous avons des ressources particulières », réagit Lanto Rakotoarivelo, de « Art Lanto Design », spécialiste en artisanat de fibres de jonc de mer.
Mirana Ihariliva

