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| Vue de l’incendie survenu à Toliara. |
Vers 16 h dimanche après-midi, le feu est parti d’une boutique, lequel a traversé une autre et huit autres par la suite. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un court-circuit provenant d’un commerce serait à l’origine de l’incendie. Ce sont des commerces de petits outillages, de mode, de sacs, de sandales, adossés au mur de l’enceinte de la direction régionale de la Jeunesse et des Sports à Ankilifaly, qui ont brûlé en une demi-heure.
« Une seule source d’électricité est utilisée par la plupart des commerçants qui louent ces espaces. Les fils s’entremêlent souvent et ne sont pas bien remis en place. Ce qui a peut-être provoqué l’incendie », explique un commerçant d’en face, louant une boutique près de l’église anglicane d’Ankilifaly.
Le feu s’est vite propagé, car les commerces sont faits de bois et de tôles. Trois ou quatre boutiques ont ouvert dans la matinée où tout semblait encore normal.
Évanouis
La plupart des locataires ferment le dimanche après-midi et n’étaient donc pas sur les lieux au moment du drame. Il a été constaté par ailleurs que l’arrière-boutique de certains de ces commerces sert de logement à leurs occupants.
Les pompiers sont arrivés environ une dizaine de minutes après la propagation des flammes, visibles depuis Andaboly et Sanfily. Le service voirie de la commune urbaine de Toliara ne dispose que d’un seul camion. « À ce que j’ai vu, les pompiers n’ont pu faire grand-chose, vu qu’ils n’avaient qu’un seul camion-citerne. L’extinction totale des feux a donc pris un certain temps », livre un témoin oculaire. Il n’y a pas de bouche d’incendie aux alentours.
La puissance des flammes a commencé à diminuer environ une heure après le début de l’incendie. Des commerçants victimes ont été doublement endommagés. L’un d’eux a demandé de l’aide, car certaines de ses marchandises pouvaient encore être sauvées, tandis que les pompiers arrosaient encore de l’eau autre part. Au contraire, des individus en ont profité pour les voler. Les uns lançaient des sacs depuis les boutiques, tandis que d’autres les prenaient en vol pour les emmener et partir avec.
L’une des propriétaires d’un commerce s’est évanouie en voyant la scène désolante. « Elle a tout perdu en une heure de temps », a déclaré l’une de ses amies.
L'Express de Madagascar
