PERQUISITION À IVANDRY - Le juge place en détention un responsable de l’Éducation

Un chef de circonscription scolaire a été incarcéré avec deux autres personnes après une perquisition dans une loge maçonnique à Ivandry.

La procureure de la République Narindra Navalona Rakotoniaina.

Révélations choc. Deux hommes et une femme, soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire, ont comparu devant le parquet, samedi 1er août. À l’issue de leur audition, les trois suspects ont été placés en détention provisoire, les deux hommes à Tsiafahy et la femme à Antanimora.

Dans un bref communiqué publié le même jour, la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, a précisé que « les personnes arrêtées sont membres d’une société secrète ou d’une franc-maçonnerie, notamment de loges maçonniques », ajoutant que l’une d’elles occupe les fonctions de chef de la Circonscription scolaire (Cisco) d’Antananarivo Ville. Selon elle, cette découverte fait suite à une perquisition menée par la police dans le lieu de réunion du groupe, à Ivandry, au sein de la loge Étoile Australe.

La procureure a détaillé les éléments saisis sur place : un cercueil, une épée, ainsi que de nombreuses lettres et de nombreux ouvrages contenant des informations sur des rituels utilisés, selon l’accusation, pour des sacrifices. Un autel aménagé a également été découvert dans les lieux. Les trois suspects sont poursuivis pour sorcellerie, enlèvement, profanation de sépulture et menaces de mort.

L’enquête se poursuit

Selon la procureure, l’enquête se poursuit pour déterminer si ces pratiques sont liées à des disparitions de personnes. Déjà, le 12 juillet, l’épouse du chef Cisco avait été appréhendée par des habitants à Namontana, soupçonnée de tentative d’enlèvement d’enfant, avant que les autorités ne concluent qu’elle souffrait de dépression.

Interrogé hier lors d’un bref entretien téléphonique, le directeur du parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo a confirmé que l’instruction se poursuivait. « Dans l’attente de son terme, ces personnes restent en détention provisoire. L’identification d’autres personnes, membres ou non du groupe, potentiellement impliquées, dépendra de l’enquête. Ce n’est qu’alors que l’on saura avec certitude si cette organisation est liée aux meurtres et enlèvements commis dans notre pays », a-t-il déclaré.

De son côté, l’organisation Framasao a publié un communiqué contestant la qualification de ses membres comme fauteurs de troubles, anticipant la décision du tribunal.

Gustave Mparany

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