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| Des participants à la 2e édition de For Good Connections à Toamasina. |
Les enfants sont de plus en plus nombreux à fréquenter les réseaux sociaux, malgré l’interdiction d’accès aux moins de 13 ans. « De très jeunes enfants viennent se connecter chez nous. Nous ne sommes pas sûrs que leurs parents sont au courant de leur utilisation des réseaux sociaux », confie le gérant d’un cybercafé, hier. D’autres bénéficient du feu vert de leurs parents, qui leur ont eux-mêmes acheté leur propre téléphone. « J’avais promis un téléphone à ma fille si elle réussissait l’examen du CEPE. Chose promise, chose due. Depuis, elle consulte TikTok et Facebook, mais je veille de près à son utilisation, pour éviter des harcèlements », raconte Arovonjy Helisoa, une mère de famille.
Cette présence précoce sur les réseaux sociaux expose particulièrement les enfants au cyberharcèlement. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 16 % des jeunes de 11 à 15 ans ont déjà été victimes de harcèlement en ligne, ce chiffre serait en progression. « Absorbés par notre quotidien, nous, les parents, oublions parfois la sensibilisation et la protection de nos enfants face au monde numérique », déplore Alice Bodovelo, responsable RSE chez Orange Madagascar.
Lors de la 2e édition des For Good Connections Days, organisée par Orange Madagascar les 31 juillet et 1er août 2026 à Toamasina, plusieurs activités ont été menées pour protéger les enfants du cyberharcèlement. « Nous avons sensibilisé les enfants aux bonnes pratiques sur les réseaux sociaux en les formant aux risques en ligne, à la cybercriminalité et à la gestion du temps d’écran », lance Anita Rakotomalala, chef de département et partenariat d’Orange Madagascar. Les enfants ont également appris sur le cyberharcèlement, les contenus inappropriés, le numérique responsable, les fausses informations. « Nous leur avons appris ce qu’ils doivent faire lorsqu’ils doivent publier sur les réseaux sociaux, comment protéger leur mot de passe et le fait qu’ils doivent demander l’avis de leurs parents lorsqu’ils veulent publier quelque chose sur les réseaux sociaux », indique Alice Bodovelo. Tanjona Rasoloherimanalina, de Jsem Nanisana, un club de foot, affirme que ces connaissances sont essentielles pour les enfants.
Miangaly Ralitera
