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| Erick Manana et les membres de Feo Gasy réunis sur scène. |
Trente ans après les débuts de Feo Gasy, Erick Manana continue de faire vivre l’identité du groupe sur scène. Samedi, au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, l’artiste a retrouvé ses compagnons pour ouvrir la célébration des 30 ans de la formation. Dans une mise en scène volontairement sobre, avec un écran diffusant les images des membres disparus à l’arrière de la scène, le concert a surtout mis en avant la continuité d’une histoire musicale commencée il y a trois décennies.
La salle n’était pas entièrement remplie : les places à l’avant étaient occupées, tandis que les rangées à l’arrière l’étaient moins. Sur scène, guitare, korintsana et valiha ont accompagné les artistes qui se sont relayés au fil du spectacle. Rado, le fils de Fafah, a notamment pris la place de son père, prolongeant ainsi sa présence dans l’univers de Feo Gasy. Voara, de passage, a également été invitée sur scène pour interpréter « Aza ilaozanao ».
Le répertoire a fait ressurgir plusieurs titres emblématiques, parmi lesquels « Ikala Manja », « Alahelo », « Ry Iarivo tsy foiko » et « Any indray andro». Les membres se sont succédé sur scène, donnant au concert une dimension à la fois collective et mémorielle.
Une nouvelle étape pour le groupe
Cette célébration des 30 ans est aussi un hommage aux compagnons de route disparus. Les images de Fafah, Rakoto, Bariliva et Sata ont accompagné le spectacle sur l’écran placé derrière les artistes. Pour Erick Manana, ces retrouvailles avec Feo Gasy sont indissociables de la mémoire de ceux qui ont marqué son parcours.
L’histoire du groupe a commencé à Bordeaux, où ses membres se sont rencontrés sur scène et ont rapidement découvert une proximité spirituelle. Erick Manana, alors le plus jeune, dit avoir beaucoup appris auprès de ses aînés. « Toute l’histoire de Feo Gasy pourrait remplir un livre entier. C’est une véritable école », souligne-t-il.
Son parcours avec le groupe est également marqué par les rencontres. « La première personne que j’avais appelée pour Feo Gasy était Pasy. Comme il ne pouvait finalement pas participer à la tournée, j’ai appelé Bariliva », raconte-t-il.
Après trois années consacrées aux festivals, Feo Gasy entend désormais reprendre sa place sur les scènes internationales. Erick Manana explique : « Je préfère que nous commencions ici, dans notre pays », avant une tournée européenne prévue en septembre et un retour dans le circuit des festivals. L’objectif est clairement affirmé: « Notre devoir, en tant que Feo Gasy, est de faire rayonner la musique malgache dans le monde ».
Cassie Ramiandrasoa
