| Le DTN de la Fédération malgache d’athlétisme, Tsiry Manantena Rakotomalala. |
À moins d’un an des Jeux des îles de l’océan Indien, Maurice vient de donner le coup d’envoi de sa préparation. Une mobilisation qui amène le directeur technique national de l’athlétisme malgache, Tsiry Manantena Rakotomalala, à s’interroger sur le dispositif mis en place à Madagascar.
Le contraste interpelle. Alors que les Jeux des îles de l’océan Indien se dérouleront aux Comores du 10 au 19 août 2027, Maurice organise déjà un premier rassemblement de ses athlètes présélectionnés. Prévu au gymnase Pandit Sahadeo, à Vacoas, ce regroupement doit réunir des sportifs issus de différentes disciplines lors d’une journée destinée à créer une dynamique collective.
Au programme figurent des activités de team building, suivies d’une cérémonie officielle qui doit symboliquement lancer le compte à rebours de la préparation mauricienne. Un signal fort à moins d’un an du rendez-vous régional.
À Madagascar, cette initiative ne laisse pas indifférent. « Où en sommes-nous réellement dans notre préparation ? Maurice commence à fédérer ses présélectionnés autour d’un projet commun. Qu’en est-il de Madagascar ? Les athlètes appelés à défendre les couleurs nationales sont-ils déjà identifiés ? Des stages sont-ils programmés ? Et surtout, les fédérations disposent-elles d’une visibilité sur les moyens qui seront mobilisés ? », s’interroge Tsiry Manantena Rakotomalala.
Pour le DTN de la Fédération malgache d’athlétisme, la question ne porte pas uniquement sur le calendrier, mais également sur les moyens et la stratégie à mettre en place. Pour l’athlétisme, discipline traditionnellement pourvoyeuse de médailles, le temps presse.
Face à des adversaires qui commencent déjà à structurer leur préparation, Madagascar ne peut se permettre d’attendre. À moins d’un an des JIOI, le compte à rebours est aussi celui des décisions à prendre.
Donné Raherinjatovo