L’enquête sur le meurtre de deux jeunes filles de Manjakaray tient la capitale en haleine. Leurs familles s’en remettent aux autorités pour établir la vérité et rendre justice.
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| Israéline Rasoloarivelo, mère de Stéphanie, s’exprime sur le drame. |
Le meurtre de Stéphanie Nohasoavina Mikaella Israele, 21 ans, et de Vololoniaina Haingotiana Rasamison, 17 ans, continue de susciter une vive émotion. Les familles des deux jeunes filles, originaires de Manjakaray, s’en remettent aux enquêteurs afin que les circonstances de leur mort soient établies et que justice soit rendue. Elles disent vouloir laisser les autorités mener leurs investigations en toute impartialité et refusent que ce drame soit exploité à des fins politiques.
Hier après-midi, la famille de Haingotiana a fait savoir qu’elle préférait garder le silence, la douleur restant trop vive alors que l’inhumation n’a pas encore eu lieu. Les proches ont présenté leurs excuses aux journalistes qui avaient sollicité une rencontre, précisant que ce refus ne relevait pas du mépris, mais de leur volonté de préserver leur intimité.
Rumeurs
La famille a également appelé les internautes à la vigilance, estimant que de nombreuses informations diffusées en ligne sont erronées ou inventées et risquent de perturber le travail des enquêteurs. Elle a précisé que la cérémonie funéraire se tiendra demain à Ambohidrabiby et a remercié les personnes qui lui témoignent leur soutien dans cette épreuve.
« Stéphanie a été tuée dans des circonstances effroyables », a déclaré sa mère, Israéline Rasoloarivelo. Rado Ambinitsoa, membre de la famille, s’est également exprimé dans une vidéo diffusée en ligne. « Je n’accepterai jamais que les responsables de ce meurtre restent impunis. Que justice soit faite. »
Dimanche soir, une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux faisait état d’une prime de 50 millions d’ariary que l’État aurait promise en échange de toute information fiable permettant d’identifier les auteurs et leurs éventuels complices. La famille de Stéphanie a indiqué n’avoir reçu aucune confirmation à ce sujet. Les autorités, de leur côté, n’ont pas confirmé cette annonce.
Deux jours auparavant, les deux jeunes filles avaient quitté Manjakaray pour se rendre au cinéma à Ambodivona. Elles ne sont jamais rentrées. Leurs téléphones ont cessé d’émettre vers 16 h 30, le dernier signal ayant été localisé à Ambohimanga Rova. Leurs corps ont ensuite été retrouvés dans un ravin à Andranomatsatso. Leurs sacs, leurs téléphones et leurs chaussures avaient disparu. Les deux victimes présentaient de graves blessures à la tête et au cou, qui auraient été infligées à l’aide d’un objet tranchant.
Gustave Mparany
