Treize bébés Sifaka sont nés dans les forêts de Mahajeby et de Dabolava, une lueur d’espoir pour cette espèce en danger critique d’extinction.
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| L’arrivée des petits « Sifaka » contribue à la sauvegarde de la biodiversité de l’île. |
Dix naissances ont été recensées dans les forêts de Mahajeby, district de Fenoarivobe, région Bongolava, et trois à Dabolava, Miandrivazo, dans la région Menabe. L’arrivée de ces treize petits « Sifaka » appartenant à l’espèce de lémurien Propithecus coronatus est vivement honorée par les acteurs de l’environnement et de la conservation de la biodiversité dans le pays.
« C’est un signal positif pour la biodiversité. Ceci traduit également les résultats des efforts déployés par les organisations communautaires de base dans la gestion communautaire des forêts. Les communautés s’impliquent activement dans la gestion durable des forêts et des espèces », note le ministère de l’Environnement et du Développement durable.
La gestation a duré environ cinq mois et les femelles donnent naissance à un seul petit par portée. La naissance se déroule généralement en cette période sèche et fraîche pour cette espèce de lémurien. Un site spécialisé souligne que le « Sifaka » n’a qu’une seule portée tous les 3 ans. La maturité sexuelle des femelles se situe vers l’âge de 2 ans et demi. Le Propithecus coronatus est l’une des espèces classées en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Rôles
Les « Sifaka » restent fortement menacés en raison de la déforestation, de la pratique de la culture sur brûlis et de la production de charbon de bois. La fragmentation des habitats naturels réduit également les échanges génétiques entre les groupes. Ces lémuriens sont indiqués jouer un rôle important dans l’écologie en tant qu’« ingénieurs de l’écosystème forestier ». Ils agissent comme des espèces parapluies essentielles pour la préservation de la biodiversité. Leurs déplacements constants à travers la canopée des forêts sèches ou humides permettent de propager la flore locale et de garantir la régénération naturelle des habitats forestiers.
« Les Sifaka sont surtout connus pour leur démarche semblable à une danse. Ces lémuriens danseurs stimulent l’écotourisme, générant des revenus pour les communautés villageoises encouragées à appliquer une gestion durable des forêts », réagit un guide touristique local, Lova Rabenatoandro. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable souligne que la forêt de Mahajeby, dans le Bongolava, deviendra bientôt une zone protégée afin de renforcer la protection de la forêt et de ses espèces.
Mirana Ihariliva
