ANOSIBE - Une adolescente déroute la police

Retrouvée à Imerintsiatosika après avoir disparu à Anosibe, une adolescente a finalement été identifiée par la police malgré des explications d’abord incohérentes.

La police a informé la famille de l’adolescente.

La police est parvenue à identifier la famille d’une adolescente de 14 ans, dont les réponses décousues avaient d’abord déconcerté les enquêteurs. Jeudi, la jeune fille a été retrouvée seule à Ankazondandy, à Imerintsiatosika, avant d’être conduite au poste de police.

Elle a affirmé tour à tour venir d’Imerintsiatosika, puis d’Ampitatafika. Les policiers l’ont alors emmenée dans cette commune du district d’Atsimondrano, mais, une fois sur place, elle a changé de version et indiqué qu’il s’agissait d’Ampitatafika, à Antanifotsy, sur la RN7. Face à ces incohérences, les forces de l’ordre ont décidé de la transférer à la Police des mœurs et de la protection des mineurs de Tsaralalàna.

Lors de nouvelles auditions, elle a déclaré avoir été abandonnée par sa tante à Anosy. Elle a finalement révélé son identité. Les enquêteurs ont établi qu’il s’agissait bien de la même adolescente dont la disparition avait été signalée tôt dans la matinée à Ivolaniray, Anosibe. Elle avait quitté son domicile vers 5 h 50 et n’était pas rentrée, ce qui avait conduit sa famille à lancer un avis de recherche.

Signalements

Décrite comme métissée et en bonne santé mentale, elle portait, au moment de sa disparition, un jogging noir, un pantalon grenat et un scoubidou noir. Très inquiète, sa famille avait appelé toute personne disposant d’informations à prévenir immédiatement les autorités.

La confirmation apportée par la police relie les deux signalements et met fin à l’incertitude. Les circonstances exactes de sa disparition restent toutefois à éclaircir et les enquêteurs tentent désormais de les reconstituer.

Son cas n’est pas isolé. Le même jour, deux fillettes de 3 et 11 ans, portées disparues depuis le 4 août, ont été retrouvées endormies au marché d’Andravoahangy grâce à la coopération entre la police et leurs familles. Selon leur père, elles auraient subi des violences qui les auraient poussées à fuir leur domicile d’Ampandrana. Elles ont été confiées aux enquêteurs de Tsaralalàna pour leur prise en charge.

Ces disparitions en série, parfois liées à des fugues, parfois à des enlèvements, inquiètent les parents, d’autant qu’une dizaine de victimes ont déjà été retrouvées mortes.

Gustave Mparany

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