AFROBASKET U18 - Les Ankoay tombent de haut en quatre ans

L’équipe nationale Ankoay lors de la remise du trophée à l’AfroBasket d’Abidjan, dimanche.

Les Ankoay U18 ont terminé à la septième place, loin de l’argent décroché en 2022 à l’AfroBasket, qui a pris fin dimanche à Abidjan avec le sacre du Sénégal. Un résultat que le coach Tojo Hery Rasamoelina refuse toutefois de considérer comme une contre-performance. Mais il le qualifie de sonnette d’alarme qui mérite de réveiller la conscience de tous les acteurs concernés.

La comparaison avec 2022 est tentante, mais elle n’est pas forcément pertinente. Quatre ans après leur remarquable parcours à domicile, conclu par une médaille d’argent derrière l’Égypte, les Ankoay ont cette fois terminé septièmes de l’AfroBasket U18. Une régression comptable de cinq places, qui ne traduit cependant pas, selon Tojo Hery Rasamoelina, la réalité du contexte.

« Pour moi, terminer septième n’est pas une contre-performance. La situation est incomparable à l’AfroBasket de 2022 à domicile, car les paramètres sont tout à fait différents », explique le sélectionneur.

À ses yeux, le niveau de l’édition abidjanaise impose de relativiser le classement final : « 2026 a rassemblé les grands pays du basketball africain comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Tunisie, l’Égypte », souligne-t-il.

Pour autant, le technicien ne cherche pas à masquer les faiblesses de son équipe. Au contraire, le tournoi a permis de mettre en évidence des lacunes qui dépassent largement le cadre de cette seule campagne africaine. « Nos joueurs manquent les fondamentaux, qui s’acquièrent dès les catégories U12, U14, et les aisances techniques », reconnaît Tojo Rasamoelina.

Fondamentaux défaillants

Ce constat pose une question essentielle sur la formation à Madagascar. À 17 ou 18 ans, il est difficile de combler rapidement des insuffisances accumulées depuis les premières années de pratique. Dribble, passe, tir, déplacements, lecture du jeu ou encore défense : ces fondamentaux doivent être travaillés avec régularité dès les catégories U12 et U14 pour permettre aux joueurs d’aborder ensuite le haut niveau avec davantage de maîtrise.

La septième place ne doit pas seulement être considérée comme un classement inférieur à celui de 2022, mais comme une occasion de mesurer le chemin qui reste à parcourir. La performance de 2022 doit être transformée en continuité. Or, Madagascar a raté l’édition de 2024.

Le coach préfère d’ailleurs retenir les opportunités offertes par cette expérience internationale. « Pour moi, participer à l’AfroBasket d’Abidjan n’est que du positif. À nous de capitaliser les expériences vécues. Des contacts sont nés avec les recruteurs et nous verrons la suite », affirme-t-il.

Le recul entre la deuxième place de 2022 et la septième de 2026 ne doit pas être ignoré. Il doit servir de signal pour détecter des joueurs de grande taille, renforcer le travail à la base, améliorer la formation des jeunes et multiplier les confrontations de haut niveau.

Distinctions

A’Ranty Harinosy Rasetriarivony est le meilleur marqueur de la compétition, avec un total de 109 points inscrits sur l’ensemble du tournoi.

- Il figure parmi les cinq joueurs composant le cinq majeur de la compétition, ou l’All-Star Five, avec Nathan Djako, de la Côte d’Ivoire, désigné meilleur joueur de la compétition (MVP), James Minlend, du Cameroun, Yaya Ngaba, du Tchad, et Code Mbengue, du Sénégal.

- Le trophée du fair-play a été décerné aux Ankoay.

Donné Raherinjatovo

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