VILLE DE TOLIARA - L’anarchie et la saleté règnent

La construction illlicite devant l’ex-cinéma Tropik  à Tsimenatse Toliara.

Les occupations illicites des trottoirs font partie du paysage quotidien de la cité du Soleil. Une énième construction en planches devant l’ex-salle de cinéma « Cinematropic » à Tsimenatse, et ayant circulé sur les réseaux sociaux, fait déborder le vase de l’exaspération des habitants de Toliara. Une tentative de construction non conforme, car située devant la Direction régionale des Travaux publics et en plein tournant, a été dénoncée en masse et a finalement été détruite.

Dans de nombreux quartiers comme Ambohitsabo, Antaninarenina, Andaboly et Andakoro, les eaux usées se déversent sur les passages publics, lesquels deviennent même des dépotoirs et des toilettes publiques. Un phénomène causé par l’inexistence d’infrastructures sanitaires et de toilettes dans de nombreuses habitations.

Dans les rues, les ordures s’entassent, notamment à Tanambao, devant le cimetière, en pleine chaussée au bazar « Be », à Besakoa, côté EPP, au marché aux poissons de Mahavatse et devant la Jirama d’Ankilifaly. L’intérieur du marché de Scama, à Betania, est considéré comme étant le pire.

« Je n’ai pas les mots pour décrire la saleté, les eaux sales et le désordre à l’intérieur de ce marché. La désorganisation amène les marchands à jeter leurs déchets 

partout », raconte une mère de famille, habitant Amborongony, non loin du marché de Scama.

«Le rétablissement de l’ordre et de la propreté n’est pas seulement l’affaire de la Commune urbaine de Toliara. Le fait d’utiliser les plages de Mahavatse comme toilettes publiques, par exemple, est une question de mentalité à réorganiser, à reformater. Aucune 

entité politique, malheureusement, n’a réussi jusqu’ici à changer ces comportements», livre un quinquagénaire, habitant à Toliara depuis quinze ans.

Miotisoa Mare

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