Madagascar a évalué sa réponse à la migration maritime irrégulière lors d’un exercice de simulation de l’OIM à Mahajanga pour renforcer la coordination aux frontières.
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| L’exercice Simex au port de Mahajanga. |
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec les autorités nationales, a évalué la capacité de réponse de Madagascar face à la migration maritime irrégulière à travers un exercice de simulation (Simex) organisé sur trois jours, du 1er au 3 juillet, à Mahajanga. Cette opération visait à tester les capacités institutionnelles et opérationnelles du pays dans la gestion des incidents liés à la migration maritime irrégulière.
L’exercice s’inscrit dans le cadre du projet « créer des frontières plus intelligentes, améliorer les voies de mobilité régulière et sûre ainsi que la connectivité et l’intégration en Afrique grâce à la numérisation ». Mis en œuvre par l’OIM dans quatre pays, cette initiative est financée par le gouvernement japonais à hauteur de 3 millions de dollars américains. Madagascar figure parmi les pays bénéficiaires, aux côtés de l’Éthiopie, du Rwanda et de la Côte d’Ivoire. Le projet contribue également à l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ainsi qu’au protocole sur la libre circulation des personnes.
Principale organisation intergouvernementale active dans le domaine des migrations, l’OIM promeut l’idée selon laquelle des migrations sûres, ordonnées et régulières profitent à la fois aux migrants et aux sociétés d’accueil.
Coordination étroite
L’exercice a mobilisé treize institutions nationales dans le cadre d’un exercice destiné à évaluer la coordination interinstitutionnelle, ainsi que les capacités de recherche et de sauvetage, de sécurité maritime et de réponse humanitaire.
Le littoral Nord-ouest de Madagascar, qui s’étend sur plus de 1 950 kilomètres, constitue l’une des frontières maritimes les plus stratégiques et les plus exposées du pays.
La migration irrégulière, la traite des personnes et les traversées maritimes non réglementées représentent des défis persistants dans la Grande île.
La réponse efficace à ces enjeux nécessite une coordination étroite entre plusieurs institutions. Elles sont appelées à intervenir dans des contextes souvent marqués par une
forte pression opérationnelle et la disponibilité d’informations incomplètes. L’exercice visait à reproduire ces conditions.
« Cet exercice nous a permis d’évaluer, en pratique, la capacité des institutions malgaches à coordonner leurs actions lors d’un incident maritime. Ce type d’exercice était essentiel. Il a permis d’identifier les points forts et les domaines nécessitant un soutien supplémentaire, avant même qu’une situation réelle ne mette le dispositif à l’épreuve. Les équipements et formations ainsi que les systèmes numériques ont renforcé une partie de la réponse aux frontières de Madagascar. Cet exercice était l’occasion de les voir fonctionner ensemble », a déclaré Roger Charles Evina, Chief of mission IOM Madagascar.
Vero Andrianarisoa
