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| Des femmes défilent lors du 8 mars. |
Douze femmes malgaches proposent une vision collective du Madagascar de demain. Après plusieurs mois de réflexion et d’ateliers collaboratifs, elles dévoilent le Manifeste « Madagascar Vision 2035 », une ambition collective pour l’avenir de la Grande Île. « Le choix de réunir exclusivement des femmes ne procède pas d’une logique d’exclusion. Il répond à une réalité : les femmes sont présentes au cœur des familles, des communautés, des entreprises et des territoires, mais restent encore trop peu représentées dans les espaces où s’imagine l’avenir du pays », selon un communiqué de presse diffusé dans le cadre du lancement de ce Manifeste, le 1er juillet.
Grands chantiers
Le Manifeste propose sept grands chantiers structurants. Il propose de faire de la langue malgache une véritable langue d’enseignement, de création de connaissances et d’opportunités professionnelles. De réduire de moitié la dépendance aux importations de médicaments d’ici 2035 et étendre la couverture santé grâce aux innovations numériques. De garantir un accès progressif à l’électricité, à l’eau et à une cuisson propre dans chaque commune d’ici 2035. De faire évoluer le système judiciaire vers une approche davantage centrée sur la prévention, la santé mentale et la protection des personnes vulnérables. De permettre à neuf enfants sur dix de maîtriser la lecture à la fin du primaire tout en réconciliant l’école avec la culture malgache. De renforcer la décentralisation, la gouvernance locale et la redistribution des richesses issues des ressources naturelles et de développer la nutrition communautaire, la transmission et le leadership des jeunes femmes et la relance des filières locales comme le textile.
Le lancement du Manifeste constitue le point de départ d’un dialogue ouvert avec les institutions publiques, les collectivités territoriales, le secteur privé, les universités, la société civile, les partenaires internationaux et la diaspora.
Miangaly Ralitera
