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| La promotion du Master 2 Professionnel Droits de l’Homme Miaro Hasina, avec la Doyenne de la Faculté de Droit et des Sciences Politiques, au milieu. |
L’humanisation de la détention a été au centre des débats autour de la table ronde organisée par la quatrième promotion du Master 2 Professionnel Droits de l’Homme Miaro Hasina, dans le cadre de la célébration du Mandela Day, à l’université d’Antananarivo, hier. « C’est un débat capital, car il peut nous servir de référence pour évaluer la situation des droits des détenus chez nous », a expliqué Nantenaina Ratsimbazafy, déléguée de la promotion.
Cet événement a vu la participation d’un représentant de l’ambassade d’Afrique du Sud à Madagascar, des enseignants-chercheurs de la faculté de Droit et des Sciences politiques, des responsables de l’administration pénitentiaire, du directeur du Centre d’études juridiques africaines (CEJA) de Genève, outre les étudiants du Master 2 Professionnel Droits de l’Homme.
Cette table ronde a été consacrée à la réflexion et à la sensibilisation autour de l’héritage de Nelson Mandela et de son engagement en faveur de la justice, de la dignité humaine et des droits fondamentaux. « Une personne incarcérée conserve toute sa dignité et ses droits humains. Seule sa liberté de circulation lui est retirée », enchaîne Nantenaina Ratsimbazafy. Il a été rappelé à cette occasion qu’il est interdit d’imposer des peines excessives, que la prison ne doit pas être un simple lieu de punition, mais doit préparer le détenu à sa réinsertion, car ces personnes réintégreront la société une fois leur peine purgée.
Miangaly Ralitera
