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| La grande famille de l’haltérophilie figure parmi les pourvoyeuses de médailles en 2023. |
Les médailles des Jeux des Îles ne se gagnent pas uniquement sur les terrains de compétition. Elles se construisent des années auparavant, autour d’une vision, d’un financement, d’un calendrier et d’une coordination entre l’État, les fédérations et les partenaires. À treize mois de l’édition 2027, c’est précisément sur ce terrain que Madagascar semble accuser un retard.
Le paradoxe est d’autant plus frappant que la Grande Île possède de réelles chances de médailles. Sur les dix-huit disciplines retenues, plusieurs constituent des bastions historiques. Le judo, la boxe, la lutte, le taekwondo, l’haltérophilie et la pétanque figurent régulièrement parmi les principaux pourvoyeurs de médailles.
Le basket-ball, en particulier le 3x3 où les Ankoay règnent sur la Zone 7, reste une valeur sûre, tandis que le 5x5 conserve un niveau régional capable de viser les premiers rôles. L’athlétisme, porté par une nouvelle génération, nourrit lui aussi des ambitions légitimes, même si l’édition de 2023 avait montré que Madagascar ne règne pas seul sur la discipline.
À l’inverse, la natation, la voile, le cyclisme ou certaines disciplines collectives s’annoncent plus compliqués face à La Réunion, Maurice ou aux Seychelles. Mais ces écarts ne sont pas une fatalité. Ils reflètent surtout des différences de structuration et d’investissement.
Inquiétude
Aujourd’hui, quelques chantiers apparaissent clairement engagés : celui de l’athlétisme, qui utilisera les championnats de Madagascar de fin juillet et début août pour détecter les futurs sélectionnés aux Jeux, le basket-ball et l’haltérophilie comme des valeurs sûres. Pour le reste, les feuilles de route demeurent peu visibles.
Le silence le plus préoccupant n’est peut-être pas celui des fédérations, mais celui de l’État. Aucune stratégie nationale n’a encore été présentée publiquement pour préparer les Jeux des Îles 2027. Ni objectifs de médailles, ni programme de soutien aux fédérations, ni calendrier de stages, ni plan d’accompagnement des athlètes n’ont été officiellement dévoilés.
Un athlète qui se prépare sur le terrain d’Alarobia, qui veut rester anonyme, montre son inquiétude : « Maurice et La Réunion sont les deux adversaires de la Grande Île. Ils ont une longueur d’avance dans la préparation. Mais nous, à Madagascar, il n’y a rien qui se profile à l’horizon. Est-ce que nous nous contentons de faire de la figuration ? »
La Réunion partira avec les faveurs des pronostics grâce à la densité de son effectif et à la qualité de ses structures. Maurice apparaît comme son principal challenger, fort de sa régularité dans les disciplines techniques. Madagascar possède, lui, les armes pour rivaliser dans plusieurs sports et viser une place sur le podium général, à condition de transformer son potentiel en performances.
À défaut de politique claire, les Jeux des Comores risquent de rappeler une vérité bien connue : les pays bien préparés occuperont les premières places.
Les fédérations contactées ont, pour le moment, refusé de se prononcer sur le sujet en attendant l’État central. Nous avons également contacté Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui a promis de nous contacter plus tard.
Donné Raherinjatovo

Il est temps de "refonder" le sport malgache. Nous continuons à passer à côté de jeunes sportifs talentueux qui pourraient prétendre à des médailles et surtout à obtenir des qualifications pour les J.O. La lutte avec ses 8 médailles d'or lors des derniers jeux de 2023 (devant le judo et la boxe) avait fait venir à trois reprises un expert pour finaliser la préparation. . Qu'en sera t il dans les mois qui viennent. Faudra pas pleurer après les Jeux !!!
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