ENVIRONNEMENT - Un budget soutient les acteurs de la filière bioénergie

Photo des officiels, lors de la cérémonie de lancement officiel de la Lettre de Politique de Développement de la Cuisson Propre.

La filière de la bioénergie va prendre de l’ampleur. Les acteurs de ce secteur bénéficieront de soutiens financiers pour en assurer la promotion. « L’Assemblée nationale a déjà voté une enveloppe d’environ 35 millions de dollars destinée à appuyer l’ensemble des acteurs et producteurs de biogaz, de biocharbon, de pellets et de bioéthanol. Si nous n’avons pas pu progresser jusqu’ici, c’est principalement en raison du manque de financements », a déclaré Kenny Marco Louis Fidiarison, directeur de la Bioénergie et de la cuisson propre au sein du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures.

Cette déclaration a été faite hier, lors du lancement officiel de la Lettre de politique de développement de la cuisson propre à Madagascar par le gouvernement, à travers le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de ses partenaires.

« L’histoire montre que les grandes transitions commencent toujours par une vision partagée. Aujourd’hui, Madagascar promeut cette vision à travers sa Politique nationale de développement de la cuisson propre. Notre responsabilité collective est désormais de transformer cette vision en résultats concrets : des ménages mieux protégés, des forêts préservées, des entreprises qui se développent et des emplois créés », a soutenu M. Jean-François Dubuisson, représentant résident adjoint du PNUD à Madagascar.

Dans le cadre de cette lettre de politique, des centres d’emplissage seront mis en place. « Madagascar manque actuellement de bouteilles de gaz et de capacités de stockage. Les fonds que nous avons obtenus, déjà inscrits dans cette politique, serviront justement à déployer l’ensemble de ces infrastructures », a précisé le directeur.

L’objectif est d’atteindre un taux de pénétration de 50 % en 2030, contre 14 % actuellement. La recherche de financements se poursuit activement pour promouvoir la cuisson propre à travers le pays. Près de 

200 000 hectares de forêts disparaissent chaque année sous l’effet de la pression exercée sur les ressources forestières, notamment par la consommation de bois-énergie, selon le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Miangaly Ralitera

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