Depuis le 4 juillet, les forces de l’ordre ont empêché six personnes, dont trois hommes et trois femmes soupçonnés de rapts, d’être victimes de la vindicte populaire dans la capitale.
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| La police sensibilise les quartiers. |
Les alertes d’enlèvements présumés se multiplient depuis le 4 juillet et six suspects ont échappé de peu à des lynchages grâce à l’intervention des forces de l’ordre.
Hier, à Tsaramasay, un homme et une femme accusés d’avoir tenté d’attirer des enfants avec des ballons ont été encerclés par une foule en colère. L’homme, roué de coups, a été transporté à l’hôpital, tandis que la femme a été conduite au commissariat. Des témoins affirment qu’ils détenaient des mouchoirs, une seringue, du parfum et une arme à feu, mais la police n’a pas confirmé ces éléments, précisant seulement qu’une enquête est en cours.
À Lazaina Avaradrano, un jeune séminariste a été pris à partie mercredi après-midi, soupçonné d’avoir poursuivi deux enfants dans une rizière. Ses connaissances assurent qu’il était revenu dans le quartier pour rendre visite à une amie qui venait d’accoucher. « Il n’a pas pris la fuite malgré la foule hostile. Son sac contenait un chapelet et de l’argent », expliquent-elles. Il a été conduit au commissariat central d’Avaradrano pour les besoins de l’enquête.
Tensions
Il y a quatre jours, à Tsimbazaza, une femme souffrant de troubles psychiatriques a été surprise en train de pénétrer dans une maison. La foule a voulu la tuer, mais la police l’a arrêtée avant de la relâcher. À Ilanivato, le samedi 4 juillet, un homme et une femme, soupçonnés séparément d’avoir kidnappé des enfants, ont failli être livrés à la vindicte populaire. L’homme, grièvement blessé, a été hospitalisé. Les deux suspects ont été présentés au parquet et incarcérés, la femme à Antanimora et l’homme à Tsiafahy.
Au total, six personnes ont été interpellées dans le cadre de ces affaires, dont une a été relâchée en raison de troubles psychiatriques, deux ont été incarcérées et trois font toujours l’objet d’une enquête.
Face à ces tensions, la Police nationale renforce ses campagnes de sensibilisation pour protéger les enfants et prévenir les violences. Les parents sont appelés à surveiller de près leurs enfants, à les raccompagner après l’école, à éviter qu’ils ne se déplacent seuls, surtout la nuit, et à signaler immédiatement tout comportement suspect aux autorités. Le numéro vert 147 reste accessible gratuitement dans tout Madagascar.
Gustave Mparany

Et dire que certains, comme Marco sont encore persuadés que ces gens là sont des terroristes!!
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