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| L'athlétisme avec le relais de 4x400, médaillé d’or aux JIOI 2023 à domicile. |
Longtemps considéré comme un vivier de talents, Madagascar peine aujourd’hui à maintenir son rang sur la scène régionale et surtout continentale. Si quelques performances individuelles entretiennent encore l’espoir (judo, haltérophilie, basketball 3x3…), la tendance générale reste préoccupante. Plusieurs fédérations sont confrontées à une baisse du niveau de leurs pratiquants et à des résultats de plus en plus irréguliers, qui méritent réflexion pour des solutions urgentes.
Ce recul trouve son origine bien avant le haut niveau. Durant plusieurs décennies, le sport scolaire constituait la principale porte d’entrée vers les équipes nationales. Les compétitions entre EPP, CEG, lycées et universités permettaient de détecter les meilleurs éléments. L’Office des sports scolaires et universitaires de Madagascar (OSSUM) jouait un rôle déterminant dans cette filière. En athlétisme notamment, une grande partie des anciens champions nationaux et internationaux en est issue.
La progression d’un jeune sportif suivait alors une véritable pyramide. Les compétitions organisées dans les fokontany débouchaient sur les championnats inter-établissements, puis sur les compétitions régionales, universitaires, civiles et militaires, véritables tremplins vers les sélections nationales. Cette continuité favorisait la pratique régulière, la concurrence et l’émergence de nouvelles générations sans se soucier de recruter des athlètes binationaux.
Aujourd’hui, cette chaîne s’est fortement fragilisée. Les compétitions scolaires sont devenues rares, voire inexistantes. Les liens entre les établissements, les collectivités, les clubs et les fédérations se sont progressivement distendus. Les clubs doivent désormais assurer seuls la détection et la formation avec des moyens limités. Conséquence : le nombre de pratiquants diminue, la relève se raréfie et plusieurs équipes nationales peinent à rester compétitives.
Reconstruire la pyramide sportive
Pour Raoto Andriamanambe, journaliste et chroniqueur sportif, «en sport, il n’y a pas de miracle. La base fondamentale est la formation des athlètes, des éducateurs et des encadrants. La pratique sportive en milieu scolaire doit devenir une nécessité, comme dans plusieurs pays anglo-saxons et non une contrainte».
Selon lui, le développement du sport passe aussi par un véritable modèle économique. « Il faut bâtir une économie autour du sport. Dès qu’il y a de la valeur créée, le développement suit. Madagascar doit soit moderniser le modèle de l’OSSUM, soit construire une nouvelle formule réunissant État, secteur privé, fédérations, collectivités, partenaires et supporters dans un système gagnant-gagnant ».
La faiblesse des infrastructures de proximité, le manque d’encadrement qualifié, l’insuffisance des financements et l’absence d’une politique sportive cohérente en provenance de l’État central aggravent encore la situation. Relancer les compétitions dans les fokontany, les écoles, les CEG, les lycées et les universités, tout en redonnant leur place aux championnats civils et militaires, apparaît aujourd’hui indispensable. La performance sportive ne se construit pas uniquement lors des stages des équipes nationales : elle repose avant tout sur une pyramide solide dont la base est constituée par la jeunesse.
Donné Raherinjatovo

Tout est dit. Reste à préciser que dans la mesure o le sport de haut niveau progresse partout, il est temps de mettre en place un vrai centre de haut niveau capable de former des cadres techniciens de haut niveau, accueillant la jeune élite de notre pays issue des sélections régionales, scolaires et clubs. Ce Centre doit dans un premier temps faire appel à une expertise de haut niveau reconnue par les Fédérations internationales. Si tout cela n'est pas fait ... on va continuer à couler !!!! Il n'y a pas de secret !!!
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