![]() |
| Des portions de la clôture du lac Anosy endommagées et des trottoirs affaissés. |
Les actes de vandalisme et de dégradation des biens publics persistent dans la capitale. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) rappelle les règles en vigueur.
Les dégradations de biens publics se multiplient à Antananarivo. Les bordures en béton des jardins sont régulièrement vandalisées, tandis que les vols de panneaux de signalisation, de buses et de pièces métalliques se répètent sur plusieurs infrastructures routières. La CUA réaffirme qu’elle ne fera preuve d’aucune tolérance à l’égard des auteurs de dégradations de biens publics. Les couvercles en béton des canaux d’évacuation figurent également parmi les équipements ciblés.
Renforcés par des armatures en fer, certains sont brisés ou arrachés afin d’en récupérer le métal. Ces dégradations laissent des ouvertures dangereuses sur la voie publique, exposant les piétons à des risques de chute et aggravant les problèmes de salubrité. La situation est notamment visible à Tsaralalana, Ankadimbahoaka, Mahamasina et Anosy.
Réparations coûteuses
« À Ambohimiandra également, lorsque la circulation est moins dense, notamment tôt le matin, certaines personnes ramassent des gravillons sur les chaussées », témoigne un résident du quartier.
Ces dégradations répétées ont déjà provoqué l’affaissement de certaines routes et de certains ponts, mettant en danger les usagers. « Chaque équipement détruit ou volé pénalise les citoyens. Les routes deviennent plus dangereuses et les réparations sont coûteuses », déplore Ravelonahiana, un riverain.
La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) rappelle qu’elle est la seule autorité habilitée à délivrer des autorisations pour toute intervention sur le domaine public. Qu’il s’agisse de travaux, de modifications, de démolitions ou de fermetures de voies de circulation, une autorisation préalable est obligatoire.
Dans un communiqué publié hier, la municipalité précise que toute personne ou entreprise ayant effectué des travaux sur la voie publique doit remettre les lieux en état, conformément aux normes en vigueur. « Chacun doit comprendre que les biens publics appartiennent à tous. Les dégrader ou intervenir sans autorisation pénalise l’ensemble de la population », estime Narindra, une commerçante du centre-ville.
Mialisoa Ida
