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| Rijamanitra revendique une signature personnelle, énergique et mobile dans toutes les disciplines de danse. |
Rock, salsa, danse de salon, danse urbaine ou classique, Rijamanitra Randrianarisoa imprime partout une signature personnelle qu’il qualifie de « style à la Rijamanitra ». Des mouvements « un peu sautillants, élégants et qui demandent beaucoup de déplacements, aussi bien pour les hommes que pour les femmes », qui reflètent une identité artistique construite depuis trois décennies.
La passion de la danse naît chez lui dès l’enfance. À 8 ans, il maîtrise déjà le rock, le gazo, la valse et la danse de salon, inspiré par ses parents qui pratiquaient le rock acrobatique. Après des concours à Toamasina, il rejoint un club en 1996 et participe à plusieurs compétitions et spectacles, notamment avec Don Rajohnson et Tovo J’Hay. Champion de rock and roll avec Rock Alliance en 1997, il poursuit sa formation en France, où il remporte une compétition internationale de danse sportive standard et suit des stages d’entraîneur, de salsa et d’organisation de compétitions à Nice. Initialement attiré par le football, comme son père Percy Honoré, ancien gardien de but de haut niveau du Stade Olympique de l’Est, il choisit finalement la danse. Autodidacte à ses débuts, il approfondit ensuite la danse sportive à partir de 2005 auprès d’experts et d’entraîneurs.
Ambition
Cette expérience nourrit aujourd’hui son travail de transmission au sein de Dih’Art Madagascar, qu’il dirige depuis 25 ans. L’école accueille des pratiquants de 4 à 77 ans et propose plusieurs disciplines, dont la danse de salon, le classique, l’éveil artistique, le K-pop, l’afro et le street jazz, mais aussi le mannequinat et les spectacles. « Notre ambition est de donner une véritable place aux enfants et de leur offrir un espace où ils peuvent développer leur esprit à travers l’art », souligne-t-il. Pour Rijamanitra, l’apprentissage reste également permanent : il continue de participer à des stages et des formations et insiste sur l’importance de l’autodiscipline.
Cette année, son parcours artistique prendra une nouvelle dimension avec « Voyage dans le Temps », un grand spectacle prévu le 2 août au CCI Ivato, qui marquera à la fois les 25 ans de Dih’Art Madagascar et ses 30 ans de carrière. La représentation réunira les enfants et les danseurs de l’école, ainsi que des artistes d’Analamanga et de différentes régions ayant collaboré avec Dih’Art. Le programme explorera la danse libre, la danse de salon, le ballet, le rock, la salsa, la bachata, la danse rétro, la danse urbaine, la comédie musicale et la zumba, avec une place accordée au tsapiky et au mangaliba.
Sans avoir connu de véritable pause dans son parcours, l’artiste continue de chercher, d’apprendre et de transmettre. Passionné également de motos et de documentaires, il affirme : « Je continue à chercher et à essayer de donner le meilleur de moi-même et de mon équipe. »
Une démarche qui résume son « style à la Rijamanitra », entre énergie, mouvement et volonté de faire progresser la danse malgache.
Cassie Ramiandrasoa
