La Ceni affirme que les élections se tiendront malgré le contexte actuel. Elle appelle à un processus électoral transparent, débarrassé de la corruption.
| Une poignée de main entre le président de la Ceni et le directeur général du Bianco, marquant les engagements pour une élection transparente. |
Durant la signature d’une convention entre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), mercredi à Alarobia, Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni, a dénoncé le fait que la corruption électorale soit minimisée. Pour lui, il s’agit pourtant de l’un des principaux défis pour la crédibilité des élections.
« Au vu de ce que nous avons vécu, la corruption lors des élections semble avoir été minimisée. Elle est même en train de devenir, malheureusement, une habitude, car on ne voit presque jamais de personnes condamnées pour de tels actes », regrette Thierry Rakotonarivo, en soulignant l’importance de l’implication du Bianco afin d’aider la Ceni à assainir le processus électoral. La collaboration actée mercredi vise à garantir un processus électoral intègre et transparent, de l’inscription des électeurs sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires.
Préparation rigoureuse
Selon le président de la Ceni, la corruption peut survenir à toutes les étapes du processus électoral, notamment lors de l’établissement des listes électorales, de la campagne, du dépôt des candidatures, le jour du scrutin, mais aussi pendant le dépouillement des voix.
« La corruption électorale n’est pas seulement une infraction à la loi ; elle constitue une véritable destruction de la nation et une injustice envers le peuple malgache », insiste-t-il.
Reconnaissant que de nombreux défis restent à relever, Thierry Rakotonarivo conclut qu’« aucun développement durable ne peut être espéré et aucun pouvoir ne peut être stable sans une lutte efficace contre la corruption ». Néanmoins, le président de l’organe électoral assure que, quel que soit le contexte, les élections auront bien lieu.
« Quelles que soient les circonstances que traverse le pays, seule la voie des urnes permettra d’en décider », déclare ainsi le président de la Ceni. Selon Thierry Rakotonarivo, une préparation rigoureuse des élections demeure essentielle pour assurer le respect du calendrier électoral et permettre aux citoyens de choisir librement les dirigeants qui auront la responsabilité de conduire l’avenir de Madagascar en tant qu’État démocratique.
Ihariana Sarobidy