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| Un hôpital de Toamasina, endommagé par le cyclone Gezani en février 2026. |
La Direction générale de la Météorologie donne un aperçu de ce que pourrait être la prochaine saison cyclonique. Elle encourage la population à rester vigilante.
Madagascar pourrait faire face à des cyclones intenses lors de la prochaine saison cyclonique, selon les premières prévisions météorologiques. L’épisode El Niño se met en place. « En période d’El Niño, les cyclones sont généralement moins nombreux. Toutefois, leur intensité est souvent plus élevée à Madagascar. Par conséquent, même si un seul cyclone venait à nous frapper, sa puissance pourrait causer des dégâts considérables », indique le directeur général de la Météorologie, Luc Andréas Randriamarolaza, hier, lors de l’atelier de renforcement du système d’alerte précoce à travers le plan d’action Early Warnings for All (« Alerte précoce pour tous »), au siège du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), à Avaratr’Antanimora.
Manque de pluie
Il souligne qu’il est indispensable de toujours se tenir prêt et de se préparer en conséquence. Le cyclone ne serait pas la seule catastrophe naturelle susceptible d’affecter Madagascar lors de la saison 2026-2027. Le pays pourrait être confronté à la fois à la sécheresse et aux inondations. « Le manque de pluie est tout à fait envisageable cette année et nécessite une préparation encore plus rigoureuse et efficace, notamment dans le Sud de l’île. Cependant, d’après les expériences passées, nous savons aussi que les pluies peuvent tomber de manière très intense sur de très courtes périodes. Dans les régions du Nord, il faudra donc tout de même se préparer à d’éventuelles inondations ou à de fortes précipitations soudaines », enchaîne Luc Andréas Randriamarolaza.
L’alerte précoce est au cœur de la réunion qui rassemble plusieurs acteurs au BNGRC, aujourd’hui et demain. Ces deux journées de concertation sont consacrées à l’analyse et à la structuration de ce système d’alerte précoce pour tous. « Le but ultime est de réduire autant que possible l’impact négatif de ces catastrophes naturelles sur la vie de nos concitoyens. Dans cette optique, nous menons actuellement des actions de sensibilisation, d’éducation et de partage d’expériences directement sur le terrain. Nous procédons déjà à l’inventaire et à la vérification des équipements nécessaires pour affronter cette saison cyclonique 2026-2027 », a annoncé le directeur général du BNGRC, le général Gabriel Ramanantsoa.
Miangaly Ralitera
