Le travail des enfants s’est invité, hier, à l’épreuve de malagasy du BEPC. À la sortie des salles d’examen, les avis des élèves étaient partagés.
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| Des candidats au BEPC quelques minutes avant le début des épreuves de malagasy, hier. |
Le travail des enfants figurait parmi les thèmes abordés, hier, lors de l’épreuve de malagasy du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Dans la partie expression écrite, notée sur 14 points, les candidats étaient invités à réfléchir à cette problématique à partir du sujet : « Betsaka ny ankizy sy vanton-jaza miasa ankehitriny », soit « De nombreux enfants et mineurs travaillent actuellement ». Ils devaient citer deux causes de ce phénomène et rédiger une réponse d’une quinzaine de phrases, en respectant un plan structuré, une argumentation cohérente et une orthographe correcte.
« Les deux principales causes du travail des enfants à Madagascar sont, d’une part, la pauvreté des familles, qui pousse de nombreux parents à faire participer leurs enfants à des activités génératrices de revenus afin de subvenir aux besoins du foyer. D’autre part, la déscolarisation ou les difficultés d’accès à l’éducation favorisent l’entrée précoce des enfants dans le monde du travail », explique Daniel Randriamananjara, professeur de malagasy.
Sujet d’actualité
Outre le travail des enfants, les candidats ont également été interrogés sur l’exhumation ainsi que sur d’autres questions prévues au programme.
À la sortie des salles d’examen, les avis étaient partagés. Certains candidats ont jugé le sujet difficile, tandis que d’autres l’ont trouvé abordable.
« Pour ma part, je n’ai trouvé qu’une seule cause qui explique pourquoi beaucoup d’enfants travaillent actuellement. Il s’agit de la
pauvreté extrême que peuvent connaître certaines familles », raconte Ismael Notsongaina, candidat au centre d’examen du lycée Andoharanofotsy. À l’inverse, un autre candidat estime que le sujet était à la portée des élèves. « Il s’agit d’un sujet d’actualité. De nombreux enfants travaillent aujourd’hui pour aider leur famille. Certains n’ont pas le choix, car ce sont même leurs parents qui les incitent à travailler », témoigne-t-il.
Certains candidats ont également indiqué qu’ils n’avaient pas achevé le programme scolaire. Selon eux, certaines notions figurant dans le sujet n’avaient pas encore été étudiées en classe, ce qui a pu mettre une partie des élèves en difficulté. « Nous n’avons pas terminé toutes les leçons prévues cette année. Certaines questions portaient sur des notions que nous n’avions pas encore vues en classe. J’ai essayé d’y répondre avec ce que je savais », confie Finaritra, candidate au BEPC.
Au-delà de l’examen, le sujet a rappelé que le travail des enfants demeure une réalité préoccupante à Madagascar.
Mialisoa Ida
